Publié le 3 mai 2021 Mis à jour le 3 mai 2021

En se basant sur le roman La Peste d’Albert Camus, Vincent Lefebve analyse le rôle central que joue la notion de temporalité dans la crise de la Covid-19.

En avril 2020, Vincent Lefebve – Centre de droit public, Faculté de Droit et de Criminologie et Centre de recherche et d’informations socio-politiques (CRISP) – avait mobilisé le personnage de la Belle au bois dormant pour analyser la situation qui nous touchait en raison du premier confinement imposé pour faire face à la crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19. Le moment que nous vivions alors avait largement été perçu comme exceptionnel.

Aujourd’hui, alors que la situation perdure dans le temps, et ne nous paraît plus si singulière, le chercheur publie une nouvelle analyse. Il y mobilise un chef-d’œuvre de la littérature, La Peste d’Albert Camus, et tente d’isoler certaines thématiques utiles pour penser notre situation politique présente. Est ainsi éclairée la position centrale qu’a pu acquérir la question de la temporalité durant cette crise sans fin, la notion de temporalité étant elle-même interrogée à partir de sources tant littéraires que philosophiques. Vincent Lefebve propose également au lecteur une réflexion sur la dimension « utopiste » qui a été à l’œuvre dans les interventions d’acteurs de la société civile durant le premier confinement, et qui s’est en particulier traduite dans leur insistance sur le « monde d’après ». Le chercheur insiste enfin sur le fait que l’action en démocratie constitue, de façon fondamentale, une tentative collective de renouer un rapport au temps qui soit, autant que faire se peut, maîtrisé, mais qui assume également la part d’incertitude qui est inhérente à la vie politique.

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