Publié le 24 février 2020 Mis à jour le 24 février 2020

Malgré de multiples scandales de corruption, les dernières élections panaméennes ont prouvé que le pays n’était pas encore prêt pour le changement.

L’affaire Odebrecht, du nom de l’entreprise de construction brésilienne impliquée dans un vaste scandale de corruption, et celle des « Panama papers », sur l’évasion fiscale, ont placé le Panama sous la loupe médiatique internationale. Les élections du 5 mai dernier devaient marquer la transition vers un assainissement de la politique du pays. Résultats : pas de changement, ou presque, à la tête du pays.

Claire Nevache et Sophie Wintgens - Centre d’étude de la vie politique, Faculté de Philosophie et Sciences sociales – étaient sur place pour analyser le déroulement de la campagne et du scrutin. Aujourd’hui, leurs observations sont reprises par l’étude de l’Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes (OPALC-CERI, Sciences Po Paris) sur l’Année politique 2019 en Amérique latine.

Les chercheuses y soulignent que malgré la présence de nombreux candidats indépendants, incarnant le mécontentement des Panaméens à l’égard de la classe politique et du système clientéliste en vigueur, à la sortie des urnes, aucun changement concret ne s’est opéré. En effet, avec l’élection d’un gouvernement social-démocrate, apparenté à l’élite économique et politique déjà en place, la vie politique panaméenne ne semble pas encore prête pour de grandes réformes.     
 

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