Publié le 23 mars 2020 Mis à jour le 15 mai 2020

Du « social distancing » au mythe de l’éradication des maladies infectieuses, nos chercheurs partagent leurs analyses et expertises sur The Conversation. A lire et désormais aussi à voir avec une vidéo sur la pandémie de... fake news.

Stigmatisation homophobe en temps de crise sanitaire

masque LGBT Les maladies infectieuses et la stigmatisation partagent une relation longue et problématique, en particulier lorsque les décès sont importants et le Covid-19 n’est pas une exception. Or, la stigmatisation et les actes discriminatoires contre les minorités sexuelles (LGBTQ+), représentent aussi un obstacle à leurs suivis médicaux. Une analyse d'Yves Coppieters et de Willy Dunbar- École de Santé publique - sur The Conversation.

" Les dirigeants politiques et religieux ont un rôle particulièrement influent pour assurer une réponse appropriée à la crise actuelle. Les restrictions des droits à la liberté personnelle et à la sécurité ne peuvent être imposées que dans des situations limitées, et doivent répondre à des directives claires et strictes dans le respect des normes internationales relatives aux droits humains. Mettre l’accent sur la non-discrimination dans le maintien de l’ordre des mesures d’urgence est primordial."


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La crise du Covid-19 et les organisations régionales

Covid-19 Monde Malgré la dimension transnationale évidente de la crise du Covid-19, les réponses transnationales ont jusqu’à présent été difficiles à mettre en place. Les États-nations et un éventail d’entités décentralisées telles que des gouvernements municipaux ou des États fédéraux ont réaffirmé leur souveraineté, cherchant souvent à surenchérir les uns sur les autres. Frank Mattheis - Institut d'études européennes - analyse la situation dans The Conversation.

"Les États-nations jouent des coudes, des organisations régionales telles que l’UA et l’UE pourraient ainsi sortir de la crise de Covid-19 avec des pouvoirs et des ressources renforcés. Mais plus d’argent, c’est aussi plus de problèmes : comment dépenser un budget accru ? En subventions ad hoc de projets, en investissements remboursables, en redistribution et cohésion ? Comment éviter le clientélisme ? Ces débats peuvent sembler décalés pour le moment, mais ils aboutiront à un mandat institutionnel qui devra être consolidé… jusqu’à ce qu’une nouvelle crise éclate."

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Vidéo : De l’émergence du virus à la pandémie de « fake news »

Pour The Conversation, Éric Muraille - Laboratoire de Parasitologie, Faculté de Médecine - analyse en vidéo le phénomène de "l'infodémie" autour du Covid-19.

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Covid-19 : comment fonctionnent les tests et quelles sont leurs utilités ?

Tests Covid-19 La stratégie de lutte contre la pandémie de Covid-19 qui ébranle nos sociétés passe nécessairement par une intensification des tests de détection de l’infection. Dans un régime démocratique, l’adhésion de la population à une stratégie massive de tests est incontournable. Cette adhésion nécessite, à minima, une compréhension de la nature des tests réalisés, de leurs avantages ainsi que de leurs limites. Explications avec Éric Muraille- Laboratoire de Parasitologie, Faculté de Médecine dans The Conversation.

"Aucun de ces tests n’est fiable à 100 %, mais, utilisés par un personnel médical qualifié et en combinaison, ils permettent l’identification de la majorité des individus infectés et immunisés. Les tests antigènes et sérologiques POC, rapide et peu coûteux, semblent particulièrement adaptés à un dépistage de masse. Ils pourraient se substituer partiellement aux tests de détection du virus par RT-PCR et aux tests sérologiques par ELISA réalisés en laboratoire.

Le principal défi pour lutter efficacement contre cette pandémie est donc organisationnel."

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Covid-19 : comment une stratégie de doubles tests permettrait de sortir du confinement et de relancer l’économie

Covid-19 Une étude prenant en compte des flambées hivernales récurrentes de SARS-CoV-2 conclut qu’une distanciation sociale prolongée ou intermittente pourrait être nécessaire jusqu’en 2022. À cet égard, l’approche de double test est attrayante, car elle permettrait une reprise progressive des interactions sociales et de l’activité économique.

Une analyse de Michel Goldman, Mathias Dewatripont - I3healt- Éric Muraille - Laboratoire de Parasitologie, Faculté de Médecine - et Jean-Philippe Platteau - UNamur -  à lire dans The Conversation.

Les tests sérologiques détectent les anticorps spécifiques du SARS-CoV-2. Ils permettent l’identification des individus qui ont été infectés par le virus, se sont rétablis, et ont développé, en théorie, une réponse immunitaire efficace contre le virus.Les tests RT-PCR détectent quant à eux la présence de matériel génétique viral chez le patient, ce qui permet de savoir si le virus est toujours présent dans leur organisme.Ces deux types de tests sont complémentaires.

En effet, les individus asymptomatiques dont le test sérologique est positif peuvent toujours être temporairement porteurs du virus et sont donc susceptibles d’infecter d’autres personnes pendant un certain temps. Il est donc nécessaire de vérifier, par le test RT-PCR, que ces individus immunisés ne sont plus porteurs du virus.

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Protéger la santé mentale des soignants pour endiguer la pandémie

Infirmiers covid-19 Au cœur de cette crise sanitaire et émotionnelle se trouvent les soignants confrontés au Covid-19. Le corps infirmier, les médecins, les aide-soignants, sont soumis à une pression psychologique importante et la qualité de leur jugement est vitale pour contenir le risque de mortalité de patients présentant un syndrome aigu de détresse respiratoire.

À ce titre, comme le rapportent les experts chinois en protection de la santé mentale, protéger les soignants des conséquences psychologiques sur le long terme s’avère essentiel pour contrôler la pandémie. Pour The Conversation, Xavier Noël - Service de Psychologie clinique et différentielle (SPCD),  Faculté des Sciences psychologiques et de l'Éducation - décrypte la situation chez nous:

"Les soignants au contact de personnes hospitalisées qui présentent un état de détresse respiratoire grave due au Covid-19 (région de Wuhan) manifestent davantage de symptômes de dépression (50,4 %), d’anxiété (50,4 %), d’insomnie (34,0 %) et de détresse psychologique que les soignants situés en dehors de la zone à risque."

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Évaluer les effets des différentes mesures de lutte contre le Covid-19, mission impossible

Quarantine Pour faire face à la pandémie de Covid-19, de nombreux gouvernements ont pris des mesures drastiques et sans précédent pour contenir l’épidémie : interdiction de grand rassemblement, fermeture des écoles et des lieux publics, fermeture des frontières, confinement de la population, suivi des déplacements des populations via leur téléphone portable. Les mesures sont aussi diverses que multiples, dont les effets sont difficilement mesurables. Décryptage avec Élisabeth Paul - École de Santé publique - pour The Conversation:

"Un premier défi fondamental auquel se heurte l’évaluation d’une politique publique « en situation réelle », bien connue des évaluateurs, réside dans la difficulté de construire un « contrefactuel » – c’est-à-dire, d’apprécier quelle aurait été la situation en l’absence de la politique menée, alors que par définition, ce contre-factuel n’est pas observable. "

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Rien ne prouve que le coronavirus a été créé en laboratoire : les dessous de l’infodémie sur le Covid-19

Coronavirus
La pandémie de Covid-19 qui ébranle nos systèmes de santé, nos économies et bouleverse nos habitudes est également à l’origine de ce que le Dr. Sylvie Briand, Directrice du Département Pandémies et épidémies de l’Organisation mondiale de la santé, a qualifié judicieusement d’infodémie, la circulation virale de rumeurs et de fausses informations. Analyse d' Éric Muraille - Laboratoire de Parasitologie, Faculté de Médecine - pour The Conversation:

" Une trentaine de laboratoires BL4 sont recensés dans le monde. Leur fonctionnement a toujours été source de polémique et de suspicion. Certains de ces laboratoires étaient autrefois impliqués dans la fabrication d’armes biologiques. La signature de la Convention sur l’interdiction des armes biologiques de 1972, interdisant le développement, l’acquisition, le stockage et l’usage d’armes biologiques, a modifié leur finalité. Ces laboratoires sont à présent officiellement consacrés à la lutte contre les épidémies et les armes biologiques."

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Sommes-nous vraiment en guerre contre un virus?

Conseil d'Etat Le lundi 16 mars, en soirée, les chaînes de télévision françaises ont interrompu leurs programmes habituels pour diffuser l’allocution du président de la République, Emmanuel Macron. Ces prises de parole restent rares et incarnent une dimension symbolique pour le pouvoir. Pourtant, ce discours du 16 mars a généré une rupture majeure sur deux éléments : la rhétorique de la guerre, ici déployée face à un virus, et la résurrection de l’État providence. Pour The Conversation, Guillaume Grignard – Centre d’étude de la vie politique (CEVIPOL), Faculté de Philosophie et Sciences sociales – livre son analyse :

« La rhétorique de la guerre est un jeu de communication politique à prendre avec des pincettes. Elle mérite d’être questionnée au regard de tous les habitants de la planète qui croulent sous les bombes ou qui fuient des régions dévastées par les conflits armés. Certes, elle témoigne d’une situation exceptionnelle à l’hôpital, où l’ensemble du personnel est « mobilisé » face au virus, mais sa formulation vise aussi à reconfigurer le récit pour permettre au président Macron d’apparaître comme « le sauveur » de la nation. »

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Loin des yeux, proche du cœur ! Le lien social au temps du coronavirus

Smartphone Les pays touchés par le coronavirus n’ont pas tous réagi de la même façon à l’arrivée de la maladie sur leur territoire. Mais sa progression s’est révélée fulgurante. Elle contraint aujourd’hui les dirigeants à écouter enfin les expert·es du monde de la santé. Pour juguler la pandémie et permettre aux systèmes de soins de faire face à l’afflux des patients, la méthode de prédilection consiste à limiter de façon drastique les contacts interpersonnels et d’imposer le confinement. Pour The Conversation, Olivier Klein – Centre en Psychologie sociale et culturelle, Faculté de Sciences psychologiques et de l’éducation – explique que malgré la distance physique, la proximité sociale entre les gens doit être plus forte que jamais :

« Les revues spécialisées autant que les médias parlent de « distanciation sociale ». Tout indique que ne plus côtoyer autrui, éviter les poignées de main, proscrire les embrassades et, de manière générale, s’abstenir de toutes manifestations physiques d’affection permet de freiner la dissémination de la maladie et ainsi de mieux prendre en charge les personnes confrontées à des symptômes graves nécessitant des soins intensifs.

Ceci étant dit, nous invitons aussi tout le monde – responsables politiques, journalistes ou citoyen·ne·s – à prendre leurs distances avec cette appellation inappropriée. Car, enfin, s’il s’agit bien d’instaurer une distance « physique » plus importante qu’à l’accoutumée, il faut de manière tout aussi importante renforcer la proximité sociale entre les gens. »

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Les épidémies sont inévitables, apprenons à les anticiper

terre Les années 1970 virent éclore le mythe d’un contrôle absolu et même d’une possible éradication des maladies infectieuses. La médecine disposait alors d’un arsenal d’antibiotiques permettant de traiter efficacement la plupart des infections bactériennes. Les campagnes de vaccination de masse avaient démontré leur efficacité contre de nombreux fléaux majeurs, tels que la variole, quasi éradiquée à cette époque. Pour The Conversation, Éric Muraille - Laboratoire de Parasitologie, Faculté de Médecine - décrypte le mythe d’une possible éradication des maladies infectieuses :

"La destruction des écosystèmes naturels, le changement climatique et la commercialisation d’animaux sauvages génèrent de nouvelles opportunités d’infection et donc d’adaptation à de nouveaux hôtes. Le VIH résulte de l’adaptation à l’espèce humaine du virus de l’immunodéficience simienne infectant les primates non humains. Les coronavirus SARS-CoV et SARS-CoV-2, respectivement à l’origine des épidémies de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2003 et 2019, seraient originaires de la chauve-souris."



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