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Le fonds d'investissements Theodorus IV s'exporte au Québec

Publié le 14 février 2020 Mis à jour le 19 février 2020

Partenaire historique de l’ULB, Theodorus IV élargit son champs d’action à l’Amérique du Nord et accueille des investisseurs québécois. Le fonds investira dans une vingtaine d’entreprises en Belgique et au Québec dans les 5 prochaines années.

Theodorus IV, fonds de capital à risque en phase d’amorçage augmente sa taille à 38 millions d’euros pour s’exporter au Québec.

L’expertise reconnue de Theodorus dans le secteur des sciences de la vie et High-Tech, son attention particulière à la traction marchés et exit, ainsi que sa capacité d’accompagnement des projets en phase de démarrage. Voilà les arguments qui ont convaincu les investisseurs québécois d’investir dans Theodorus IV.

Depuis leur création en 2003, les fonds Theodorus affichent des résultats impressionnants : 38 sociétés constituées et financées, 16 entreprises en portefeuille, plus de 650 emplois créés et des rendements nets annuels supérieurs à 8% pour leurs actionnaires. C’est pour aider ces entreprises que Theodorus a pris la direction du Québec : « Nous voulions, raconte Marie Bouillez, Managing Partner de Theodorus, mettre en place un partenariat structurel avec l’Amérique du Nord pour aider nos sociétés belges à se développer plus rapidement en Amérique du Nord et à y exporter. Ces marchés sont incontournables pour nos entreprises technologiques. Progressivement, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait une réelle opportunité de développer au Québec notre modèle qui a fait ses preuves en Belgique. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de créer ce volet québécois ».

Les opportunités sont d’autant plus nombreuses que la recherche universitaire québécoise est de très haut niveau et bénéficie d’un financement élevé. La seule faiblesse : les fonds d’amorçage. « Au Québec, les montants investis dans la recherche sont gigantesques, explique Olivier Belenger, Managing Partner chez Theodorus. Chaque année, 2,6 milliards $ CAN, sont investis dans les universités québécoises, contre 1,6 milliard $ CAN en Belgique. Par contre, il y a très peu de fonds d’amorçage et les montants qui s’y trouvent sont très faibles (300 millions $ CAN). Ils ont de la bonne science, très bien financée, mais très peu d’acteurs pour sortir les technologies des laboratoires et en faire des sociétés ».

Après avoir élargi son périmètre d’investissement en amorçage à toute start-up technologique belge avec son troisième fonds, Theodorus, fonds d’investissement de l’ULB, bénéficiera désormais d’un accès prioritaire au pipeline des universités québécoises comme l’Université de Montréal, McGill, l’Université Laval, de Sherbrooke, ... Comme en Belgique, les secteurs des Biotech, Med Tech et High Tech seront privilégiés.
Côté investisseurs, le Fonds de solidarité FTQ, représentant plus de 700.000 actionnaires-épargnants québécois, rejoint l’aventure Theodorus : « C’est un partenaire de choix. Il a investi dans beaucoup des plus grands fonds nord-américains, il est bien établi et fait également de l’investissement direct », précise Marie Bouillez, Managing Partner de Theodorus.
Theodorus IV a également structuré des partenariats avec l’ensemble des sociétés en charge de la valorisation de la recherche au Québec (Univalor, Aligo et Sovar) ainsi qu’avec des consortiums (MEDTEQ, CQDM, IRICor et CRIAQ) et un premier incubateur (Agile MV).

À Montréal, une équipe de trois personnes pilotera le fonds. Une dizaine de projets avancés devraient bénéficier d’un investissement rapide. Pour Moonshot Health, la collaboration avec Theodorus a déjà démarré. Cette société québécoise développe un dispositif capable de monitorer la santé des personnes âgées vivant seules.

Theodorus sera un point d’entrée pour les sociétés technologiques belges avec des ambitions sur le continent nord-américain mais aussi pour les investisseurs européens du fonds qui désirent diversifier leurs risques géographiquement.
Chez les investisseurs historiques de Theodorus, ce changement stratégique est accueilli avec beaucoup d’enthousiasme. Notamment, l’ULB s’inscrit dans la levée de fonds aux côtés des acteurs québécois. « Pour l’ULB, ces partenariats ouvrent de nouveaux horizons et potentiels de collaboration, tout en lui permettant de s’adjoindre de nouvelles ressources », précise Olivier Belenger, Managing Partner de Theodorus.

Autre actionnaire majeur, la Société Fédérale de Participations et d'Investissement (SFPI), se réjouit de ce nouveau partenariat. François Fontaine, gestionnaire d'investissements, précise : « Une enveloppe de 13 millions d’euros pourrait être dédiée à ces besoins, sans exclure des possibilités de co-investissement. Au-delà de cette réalisation, la SFPI espère pouvoir poursuivre le dialogue avec le Fonds de Solidarité FTQ. La SFPI souhaite examiner d’autres pistes de collaboration telles que celles déjà établies en Chine, au Brésil, en Inde et au Japon et ce, conformément à son ambition de conscientiser ses homologues étrangers de l’importance stratégique de la Belgique en tant que porte d’entrée vers les marchés européens.”

Theodorus IV est un fonds d’investissement destiné principalement à des spin-offs (issues de l’ULB ou non). Il se concentre sur le financement en phase d’amorçage ou de création. Theodorus IV investit dans les secteurs des sciences de la vie et High-Tech.
En quinze ans, plus de 220 millions d’euros ont été levés pour les sociétés en portefeuille des fonds Theodorus, pour une création de valeur de plus de 930 millions d’euros.
Des sociétés telles que Bone Therapeutics, Masthercell, Ogeda, et plus récemment CluePoints comptent parmi les success stories de Theodorus.
Le fonds Theodorus IV a été lancé en octobre 2018. Au cours des cinq prochaines années, il investira de 500.000 à 3.000.000 € dans une vingtaine de sociétés, en Belgique et au Québec. Les sociétés belges Kaspard, Apaxen et InhaTarget Therapeutics, et la québecoise Moonshot Health ont déjà intégré le portefeuille du quatrième fonds. www.theodorus.be/fr