Publié le 29 juillet 2019 Mis à jour le 29 juillet 2019

L’analyse de la composition d’échantillons prélevés au cours des missions Apollo nous donne des précisions sur l’âge de la lune : notre satellite serait plus vieux qu’on ne le pense !

Le 21 juillet 1969, l’humanité a fait ses premiers pas sur la Lune. Au cours des quelques heures passées à la surface de la Lune, l’équipage d’Apollo 11 a prélevé 21,55 kg d’échantillons, rapportés ensuite sur Terre. Cinquante ans plus tard, presque jour pour jour, ces échantillons continuent de nous livrer des enseignements sur les grandes étapes de la naissance du système solaire et sur l’histoire du système Terre-Lune.

Une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Geoscience, exploite de nouvelles données géochimiques issues des échantillons prélevés sur la Lune, afin de déterminer l’âge du satellite. Selon leurs analyses, la formation de la Lune remonterait à environ 50 millions d’années après celle du système solaire et serait donc bien plus ancien que l’on ne le croyait.

Pour déterminer cette période, l’équipe de chercheurs dont fait partie Maxwell Thiemens- Laboratoire G-Time, Faculté des Sciences- s’est penchée sur la signature chimique des différents types d’échantillons lunaires prélevés par les missions Apollo successives. Ils ont comparé la teneur en différents éléments de roches formées à différentes époques. La relation entre des éléments rares tels que l’hafnium, l’uranium et le tungstène peut notamment être utilisée comme une « sonde » afin de quantifier le pourcentage de fusion qui a produit les roches basaltiques qui se trouvent dans les « mers » de la Lune (les taches noires à la surface de la Lune qui n’ont de mer que le nom !).

Il est particulièrement important de déterminer l’âge de la Lune afin de comprendre quand et comment la Terre elle-même s’est formée et a évolué au tout début de l’histoire du système solaire.

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