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L’électroencéphalogramme en psychiatrie, victime du coronavirus

Publié le 26 novembre 2020 Mis à jour le 26 novembre 2020

La pandémie de coronavirus entraîne le report de certains soins. En psychiatrie, le virus a entraîné l’arrêt ou la diminution de l’utilisation de l’EEG. Or, cet appareil a toute son importance dans ce type de crise.

La pandémie de coronavirus a des répercussions dans de nombreux domaines : la vie quotidienne, l’économie mais aussi les systèmes de santé. Dans une étude, des chercheurs montrent l’impact de la pandémie sur l’utilisation de l’électroencéphalogramme en psychiatrie dans la pratique clinique mais aussi au niveau de la recherche.

Le premier auteur est Salvatore Campanella, chercheur au Laboratoire de psychologie médicale et d’addictologie et à l’ULB Neuroscience Institute – Faculté de Médecine.

Il a interrogé des collègues, à travers le monde, travaillant en psychiatrie et utilisant l’EEG.

15 cliniciens de 8 pays différents et 25 chercheurs de 13 pays différents ont été sondés par rapport à leur utilisation de l’EEG durant la pandémie. Sur les 15 centres cliniques, 11 ont signalé un arrêt complet de leur activité d’EEG. Les 4 autres ont réduit le nombre de tests effectués quotidiennement, et n’ont de façon importante rapporté aucune contamination liée à la poursuite de leur activité.

Quant aux laboratoires, les 25 centres de recherche ont arrêté totalement leurs activités. 7 ont ensuite rouvert dans une certaine mesure.

On le voit, la pandémie de coronavirus a eu des répercussions importantes sur l’utilisation de l’EEG dans la pratique clinique et plus encore au niveau de la recherche.

Dans les deux types de lieux, des mesures ont été mises en place pour la poursuite ou la reprise des activités. Elles consistent en : règles d’hygiène strictes, distanciation sociale et évaluation des symptômes d'infection parmi le personnel et les patients/participants.

Les chercheurs suggèrent de mettre en place de meilleures pratiques pour permettre des enregistrements EEG sûrs dans les environnements de recherche et cliniques. L'utilisation continue de l'EEG est importante chez les personnes atteintes de maladies psychiatriques, notamment pour exclure certains troubles organiques (épilepsies, encéphalopathies, intoxication médicamenteuse, …).  Et ce, même en période d'alerte sociale comme c’est le cas avec la pandémie de COVID-19.

L’étude a été menée entre avril et fin juin. Elle a été publiée dans Clinical EEG and Neuroscience.

Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be