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Les congrès catholiques de sexologie durant la guerre froide

Publié le 10 février 2021 Mis à jour le 10 février 2021

Pendant la Guerre froide, la sexologie se développe différemment à l’Est et à l’Ouest du rideau de fer. À Louvain, des congrès catholiques de sexologie sont organisés, notamment pour que le clergé s’approprie les concepts et les outils d’une discipline scientifique en plein développement.

Masturbation, sexualité féminine, homosexualité, etc. Entre les années 1950 et la fin des années 1970, la sexologie a évolué de façon considérable, notamment grâce aux travaux d’Alfred Kinsey et Masters & Johnson. À l’époque des congrès catholiques de sexologie se tiennent à Louvain. Le but : s’approprier les nouveaux outils forgés par les sciences médicales, psychologiques et humaines sur la sexualité pour aider les couples s’épanouir dans ce domaine sans pour autant sortir des carcans autorisés (la procréation consommée dans le cadre d’un mariage).

Dans le dernier numéro de la revue Sextant, Cécile Vanderpelen – Striges, Maison des Sciences humaines – analyse les documents issus de ces congrès et y observe notamment une émancipation des scientifiques catholiques par rapport au clergé. Les médecins cherchent à comprendre les mécanismes de l’ovulation afin de permettre aux couples d’avoir des relations sexuelles sans risquer de procréer.

« Le Clergé considérait le sperme comme un liquide sacré qu’il ne fallait pas "gaspiller", il encourageait dès lors les couples à pratiquer le coitus reservatus (la pénétration sans éjaculation) » souligne Cécile Vanderpelen.

Cette année, la revue Sextant est consacrée au développement de la sexologie à l’Est et à l’Ouest du rideau de fer durant la Guerre froide. Au-delà, des idées préétablies, la revue montre une série de points communs de part et d’autre du mur : homophobie, obsession pour la virilité, réticence face à l’avortement, présence de mouvements féministes.

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Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be