Publié le 19 mars 2021 Mis à jour le 19 mars 2021

Des chercheurs en archéologie s’intéressent aux déchets liés à la pandémie : masques et gants jetables surtout. Pour eux, ces déchets peuvent être considérés comme du matériel archéologique. Et pour étudier leur ampleur, ils recourent aux réseaux sociaux.

La pandémie de COVID-19 est en train de créer une archive qui se répand à la manière d’un virus, un enregistrement archéologique de l'histoire en devenir. L'un des aspects de ces archives est la pollution accrue de l'environnement, notamment par les masques et les gants jetés qui caractérisent la pandémie.

Des chercheurs en archéologie viennent de publier un article dans la revue Antiquity (Cambridge University Press) à propos de ces « déchets COVID ». L’article est signé par John Schofield (University of York, Grande-Bretagne), Estelle Praet, doctorante au CReA-Patrimoine – Faculté de Philosophie et Sciences sociales, ULB – et à l’Université de York, Kathy Townsend (University of the Sunshine Coast, Australie) et Joanna Vince (University of Tasmania, Australie).

Ils soutiennent qu’une perspective archéologique sur ces déchets, utilisant l'analyse des médias sociaux, peut aider à mettre en lumière la pollution environnementale, et qu'en donnant à ces déchets le statut de matériel archéologique et en travaillant avec d'autres disciplines, les archéologues peuvent contribuer à des solutions durables et politiques pour combattre la pollution environnementale.

Estelle Praet applique les méthodes archéologiques à l’étude de la pollution plastique dans le but de la documenter, mais aussi de contribuer à la mise en place de réponses appropriées. Son projet doctoral porte plus spécifiquement sur la pollution plastique aux îles Galapagos.

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