Publié le 11 décembre 2019 Mis à jour le 11 décembre 2019

Les révolutions qui ont eu lieu dans différents pays arabes, comme la Tunisie et l’Égypte, entre 2010 et 2011 ont impacté toutes les couches de la population. Parmi elles, les enfants ont joué un rôle central. Un article analyse le cas de l’Égypte.

Rarement en première ligne sur la scène politique, les enfants d’Égypte ont participé, parfois au péril de leur vie, aux mouvements de contestation de 2011. Par un processus de mémorialisation mis en place par le peuple, les enfants martyrs sont devenus emblématiques de la révolution égyptienne au même titre que les adultes tombés sous les tirs des forces armées. Un article publié par Chiara Diana - Recherche et Études en Politique internationale (REPI), Faculté de Philosophie et Sciences sociales - analyse ce phénomène.

Plus globalement, la chercheuse s’intéresse aux impacts des mouvements de contestation du Printemps arabe sur "les gens ordinaires" et leur conscience politique. Ces adultes, jeunes et enfants n’étaient pas forcément impliqués dans les mouvements révolutionnaires, mais ont vu leur quotidien, leurs pratiques citoyennes et leur représentation du politique se métamorphoser.

Chiara Diana se penche particulièrement sur le cas tunisien, en observant (grâce aux enquêtes de terrain conduites en Tunisie en 2018 et 2019) la manière dont les Tunisiens ont vécu ces événements dans leur quotidien et la construction d’une mémoire officielle de la révolution tunisienne de la part des institutions gouvernementales en place.

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