Publié le 27 novembre 2019 Mis à jour le 27 novembre 2019

Après s’être développées durant 30 ans, les ONG environnementales chinoises sont aujourd’hui étroitement contrôlées par le pouvoir.

Depuis 1979 et son ouverture économique, la Chine a vu un grand nombre d’ONG environnementales se développer sur son territoire. Mobilisation contre la construction de barrages, sensibilisation face aux réchauffements climatiques … Leurs actions sont nombreuses. Depuis 2014, elles doivent faire face à une pression croissante: censure médiatique renforcée, augmentation des arrestations et emprisonnement d’activistes prônant les droits de l’homme, mais aussi contre la diffusion des valeurs occidentales. Depuis 2016, l’état-parti a imposé un certain nombre de lois pour encadrer et restreindre leurs activités.

Dans le cadre de sa thèse, Virginie Arantes - Centre de Recherche et Études en politique internationale (REPI) , Faculté de Philosophie et Sciences sociales - a étudié cette évolution. Après avoir mené plusieurs recherches sur le terrain, à Shanghai, elle a pu remarquer que le paysage des ONG environnementales réagit à ces pressions croissantes : si certaines deviennent cooptées par le pouvoir, d’autres deviennent des « entreprises sociales » et développent des techniques de management pour pouvoir s’autofinancer. La chercheuse souligne également que cette transformation concorde avec l’apparition de nombreuses ONG chinoises à l’étranger dans le but de surveiller les investissements réalisés par le pays à l’échelle internationale.

Le 28 novembre, la chercheuse présentera son travail dans le cadre d’un colloque traitant du réchauffement climatique en Chine.

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