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Les portes d’entrée du coronavirus en Afrique

Publié le 19 février 2020 Mis à jour le 19 février 2020

L’Égypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud seraient les pays les plus à risque d’importation du coronavirus en Afrique. En cause : l’importance des échanges aériens avec les provinces chinoises contaminées. Mais ces pays sont aussi parmi les mieux équipés pour faire face à l'apparition de malades. Analyse dans "The Lancet"

Le coronavirus Covid-19 continue de se propager en Chine et des cas ont été déclarés dans plus de 25 pays. Le continent africain est resté longtemps épargné jusqu’à ce qu’un premier cas soit tout récemment déclaré en Égypte. Une recherche publiée dans le journal The Lancet vient d’évaluer le risque d’importation du virus en Afrique, pays par pays, et les capacités de chaque pays à le détecter et y faire face.

Ces travaux de modélisation sont le fruit d’une collaboration entre l’Inserm/Sorbonne Université, l’Université libre de Bruxelles (Marius Gilbert - Laboratoire d’Epidémiologie spatiale, Faculté des Sciences), l’University of Oxford et l’University of California Los Angeles. Les chercheurs se sont basé sur le trafic aérien entre les aéroports des provinces chinoises et chaque pays africain, sur des données de l’OMS concernant les ressources pour faire face à une épidémie, ainsi que sur des indicateurs démographique et socioéconomique.

Les résultats montrent que l’Égypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud sont les pays les plus exposés au risque d’importation du virus en Afrique en raison d’échanges commerciaux plus importants avec la Chine.

Mais ces pays sont aussi parmi les mieux équipés du continent pour détecter rapidement les nouveaux cas et les prendre en charge. D’autres pays, notamment le Nigeria, l’Éthiopie, le Soudan, l’Angola, la Tanzanie, le Ghana ou encore le Kenya, présentent un risque d’importation du virus plus faible mais les carences sanitaires font craindre une diffusion rapide.

L’étude montre enfin que les vulnérabilités des pays africains varient selon leurs contacts avec chacune des trois provinces chinoises. Ce travail permet donc d’alerter les pays exposés et d’envisager le futur de l’épidémie, selon l’évolution de la situation en Chine.

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