Publié le 26 mars 2019 Mis à jour le 26 mars 2019

Une étude publiée dans Brussels Studies fait le point sur le régime fiscal des voitures de société et ses impacts.

En collaboration avec ses collègues de la VUB et de l'USLB, Xavier May – chercheur à l'IGEAT, Faculté des Sciences – publie une note de synthèse sur la présence des voitures de société en Belgique dans la revue Brussels Studies.

En 2016, la Belgique comptait environ 650 000 voitures de société sur les 5 700 000 voitures en circulation. On peut estimer qu'environ 100 000 voitures de société entrent, sortent ou circulent en Région bruxelloise chaque jour.

Avantage pour alléger la fiscalité du travail pour les uns, coupable idéal de la pollution et de l'encombrement automobile pour les autres : les chercheurs ont tenté d'objectiver la problématique. Une de leurs conclusions est que le régime actuel des voitures de société représente un manque à gagner fiscal estimé à 2,3 milliards d'euros pour l'année 2016. Un montant qui croît chaque année avec l'augmentation du nombre de voitures de société. Le régime des voitures de société constitue donc un choix politique majeur.

Les auteurs notent également que le régime des voitures de société bénéficie essentiellement aux ménages avec les revenus les plus élevés. Ils montrent aussi que les voitures de société engendrent un surcroit d'usages de l'automobile lors des déplacements domicile-travail, tant via le choix modal (plus d'usagers de la voiture) qu'au travers des distances parcourues. L'impact sur la congestion est bien évidemment délicat à estimer précisément, mais il est certainement significatif. Enfin, les auteurs montrent que la proportion très élevée de voitures équipées de moteurs diesel est plus dommageable pour la qualité de l'air et la santé humaine par kilomètre parcouru.

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