Publié le 7 janvier 2021 Mis à jour le 6 janvier 2021

Une nouvelle étude de l’Institut Jules Bordet pourrait permettre de sélectionner les patientes qui bénéficieront à long terme d’un traitement chirurgical de métastases hépatiques.

Les chercheurs de l’Institut Jules Bordet signent un article dans Nature Publishing Journal Breast Cancer sur la chirurgie des métastases hépatiques du cancer du sein. Cette étude, réalisée en collaboration avec l’UZA et l’UZ Leuven, montre que les résultats de la chirurgie des métastases hépatiques du cancer du sein dépendent fortement du type histologique de ces métastases.

Lorsque les cancers du sein progressent, le développement de métastases hépatiques est fréquent, représentant dès lors une cause majeure de mortalité chez ces patientes. Si les métastases sont exclusivement localisées dans le foie et qu’elles sont techniquement résécables, l’ablation chirurgicale de ces lésions peut permettre une amélioration très significative de la survie et, dans certains cas, une guérison. Cependant, il n’existe actuellement pas de facteurs permettant de prédire quelles seront les patientes qui bénéficieront de ce traitement chirurgical.

Deux types de microstructures des métastases hépatiques

Les chercheurs apportent des premiers éléments pour répondre à cette question. Initiée par le Professeur Donckier, Chef du Service de Chirurgie à l’Institut Jules Bordet, l’étude rétrospective est basée sur un échantillon d’une quarantaine de patientes. Celle-ci a permis aux chercheurs d’observer que les métastases hépatiques du cancer du sein pouvaient s’organiser en deux types de microstructures dans le foie : une forme dans laquelle les cellules cancéreuses sont entourées par une capsule fibreuse (forme desmoplastique) et une autre dans laquelle les cellules cancéreuses infiltrent directement le foie (forme infiltrante).

Les résultats de la chirurgie sont très significativement meilleurs lorsque les métastases étaient de type desmoplastique, permettant des survies à long terme, alors que toutes les patientes opérées pour des métastases de type infiltrant ont récidivé rapidement après l’opération. « Nos observations sont prometteuses. Nous espérons qu’elles pourront contribuer au développement de nouveaux modèles de décision thérapeutique, mieux personnalisés, en guidant le choix du traitement selon la biologie du cancer, dans chaque cas individuel », explique le Professeur Donckier.

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