Publié le 17 décembre 2018 Mis à jour le 6 mars 2019

Une étude se penche sur les conséquences d'une diminution du nombre de mandataires locaux à Bruxelles.

Qu’arriverait-il si le nombre de conseillers communaux et échevins était diminué en Région de Bruxelles-capitale ? Plusieurs chercheurs du Département de Science politique (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) et du Centre de Droit Public (Faculté de Droit et de Criminologie), emmenés par Emilie Van Haute (CEVIPOL) répondent à cette question. Commandée par le gouvernement bruxellois, leur étude est publiée dans Brussels Studies.

Les chercheurs constatent d'abord que l'impact serait très important sur les petites fractions politiques des conseils communaux. Par ailleurs, la réduction du nombre de conseillers toucherait particulièrement les élus néerlandophones. Leur nombre serait plus faible dans tous les scénarios. D’ailleurs, les listes susceptibles de disparaître des conseils communaux sont presque toutes des listes néerlandophones unilingues.

Une diminution du nombre de conseillers aurait un impact sur les équilibres de genres uniquement au niveau des collèges des bourgmestres et échevins : les femmes y sont déjà fortement sous-représentées et, dans les petits collèges, elles auraient sans doute encore plus de difficultés à conquérir une place.

En conclusion, une diminution des nombres de conseillers et d'échevins serait donc loin d'être une opération politiquement neutre.

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