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Océan profond et océan supérieur: échanges mieux compris

Publié le 3 novembre 2021 Mis à jour le 3 novembre 2021

Les échanges entre océan profond et océan supérieur contribuent à la productivité biologique de l’océan. Emmenés par François Fripiat – Laboratoire de glaciologie, Faculté des Sciences – des chercheurs parviennent à mieux comprendre ce processus. Leur étude est publiée dans Nature Geoscience.

L’océan atténue le réchauffement climatique en absorbant une fraction significative du dioxyde de carbone d’origine anthropique et de l’excès de chaleur qui en résulte. 
Au cœur de ce processus se trouve l’échange entre l’océan profond et supérieur, le dernier communiquant directement avec l’atmosphère. 

Cet échange joue aussi un rôle important dans la productivité biologique de l’océan: il restitue en surface les sels nutritifs qui ont été exportés par l’envoi de matière organique de la surface vers l’océan profond. Sans ce chemin de retour, la productivité biologique finirait par épuiser les sels nutritifs de l’océan supérieur et la productivité biologique s’effondrerait. Cependant, les mécanismes et le taux de transport des eaux et des sels nutritifs de l’océan profond vers l’océan supérieur restent mal connus et mal quantifiés.

Une étude dirigée par François Fripiat – Laboratoire de glaciologie, Faculté des Sciences – et publiée dans la revue Nature Geoscience ce 1er novembre, aide à mieux comprendre ces processus. 

Un nouveau traceur a été développé: la composition isotopique des nitrates, un des sels nutritifs majeurs dans l’océan. Il a permis de mettre en évidence que la majeure partie des sels nutritifs dans l’océan supérieur a pour origine la remontée des eaux profondes dans l’océan Austral. 

« Nous avons pu démontrer que le mélange des eaux, par opposition aux courants océaniques - l’advection - représente la majeure partie de l’apport brut en sels nutritifs. Cependant, la richesse en sels nutritifs de la partie supérieure de l’océan repose sur l’advection des eaux à grande échelle, à travers laquelle les eaux profondes riches en sels nutritifs sont converties en eaux de surface pauvre en sels nutritifs qui finissent par s’écouler vers l’Atlantique Nord » explique François Fripiat.

 
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