Publié le 2 février 2021 Mis à jour le 3 février 2021

Toute chose naît, grandit et meurt. Les religions font-elles exception à cette règle de la nature ? Sont-elles immortelles? L'ouvrage collectif "Quand une religion se termine..." propose une réflexion transversale sur ce thème.

Si chacun imagine que SA religion survivra au temps, l'histoire nous dit autre chose. La religion des Mésopotamiens ou des Egyptiens a duré longtemps mais a fini par disparaître. Que reste-t-il de la religion gréco-romaine, ou de celle des Amérindiens, violemment éradiquée par la conquête spirituelle espagnole ? Sans parler de l'art animalier dans l'Europe de la préhistoire qui a duré 20.000 ans puis a disparu sans jamais avoir d'héritier.

Alors que beaucoup d'études sont consacrées à la NAISSANCE des religions on se pose rarement la question de savoir ce que deviennent, à chaque déclin ou disparition, les lieux de culte, les objets du culte, les "prêtres", les textes sacrés, les fidèles qui résistent...

Dans "Quand une religion se termine... Facteurs politiques et sociaux de la disparition des religions", les auteurs proposent une réflexion transversale sur ce thème qui va jusqu'à nos jours, où les historiens et sociologues du catholicisme ont vu, en Europe de l'Ouest, leur sujet se décomposer sous leurs yeux dans une société sortie de la religion. L'ouvrage est publié sous la direction d'Anne Morelli, historienne et professeure au Département de Philosophie, Ethique, Sciences des religions et de la Laïcité (ULB) et Jeffrey Tyssens, historien (VUB), spécialiste de l'histoire de la franc-maçonnerie et des mouvements laïques.

Le livre s'inscrit dans la Collection "Religion et Altérité" dirigée par Jean-Philippe Schreiber. 

Contact
Communication Recherche : Com.recherche@ulb.ac.be