Publié le 26 novembre 2019 Mis à jour le 26 novembre 2019

La thèse de Patricia Melotte (Cescup, Faculté des Sciences psychologiques et de l’Éducation) sur les réactions des femmes face aux propos sexistes est récompensée par le prix de la journée de la recherche de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

« Ah chouette une nouvelle collègue et sexy en plus ! », «Une fille ! T’as été engagée pour les quotas ? T’es compétente au moins ? » Qu’elles soient « positives » ou « hostiles », les remarques sexistes peuvent susciter autant des réactions de colère que de déni et de fuite lorsque les femmes y sont confrontées.

Comprendre ce qui se passe entre le moment où un propos sexiste est énoncé par un homme et le moment où la femme réagit, c’est le cœur de la recherche de Patricia Melotte - Centre de recherche en Psychologie sociale et culturelle (CeSCuP), Faculté des Sciences psychologiques et de l’Éducation. Sa thèse, publiée en 2017, est aujourd'hui récompensée par le prix de la journée de la recherche de la Fédération Wallonie Bruxelles.

La chercheuse y partait du constat, soulevé par plusieurs études, que de nombreuses femmes, pourtant incommodées par le sexisme dont elles sont victimes, ne réagissent pas lorsqu’elles sont confrontées à ce genre de propos. À la suite d’une multitude d’entretiens et de mises en situation, Patricia Melotte a pu notamment montrer que les femmes s’opposaient aux propos sexistes lorsqu’elles étaient en colère et qu’elles accordaient de l’importance à l’égalité homme-femme et à l’affirmation de soi. Malheureusement, ces réactions d’opposition restent rares. La faute à une opinion publique qui véhicule encore l’idée que la colère et l’affirmation de soi ne sont pas l’apanage des femmes.

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