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Résistance aux antibiotiques: mécanisme moléculaire décrypté

Publié le 28 juillet 2020 Mis à jour le 28 juillet 2020

Des chercheurs découvrent le mécanisme moléculaire à l’origine de la reconnaissance multidrogue. Une étape importante face à la multi-résistance de certaines bactéries aux traitements antibiotiques.

L’émergence de bactéries résistantes aux traitements antibiotiques inquiète; d’autant plus que certaines bactéries développent une multi-résistance, c’est-à-dire la capacité de résister à une large gamme d’antibiotiques différents de façon simultanée.  

Ce phénomène fait essentiellement appel à des protéines qui ont la capacité de capturer au niveau de la membrane cellulaire, des molécules cytotoxiques telles que des antibiotiques et de les rejeter à l’extérieur de la bactérie avant qu’elles ne puissent agir. Ces protéines, aussi appelées « transporteurs multidrogues » présentent donc cette capacité extraordinaire de pouvoir reconnaitre et rejeter une variété surprenante de molécules. 

Emmenés par Cédric Govaerts - Laboratoire Structure et Fonction des membranes biologiques, Faculté des Sciences -, des chercheurs tentent de comprendre les mécanismes moléculaires de la reconnaissance multidrogue.

Ils viennent de marquer une avancée publiée dans la revue Nature Structural & Molecular Biology. En collaboration avec des équipes de la VUB et de deux universités américaines - Vanderbilt University Medical Center et National Institutes of Health -, les chercheurs de l’ULB ont résolu la structure atomique d’un de ces transporteurs (le LmrP).

En étudiant cette structure tridimensionnelle, les chercheurs ont identifié la position précise d’un antibiotique lié, et, de façon tout à fait surprenante, ils ont découvert que le site de liaison contenait également une molécule de lipide. Les lipides sont des molécules typiquement très flexibles et hydrophobes; une telle présence explique comment le site de liaison de la protéine peut s’adapter à des structures chimiques variables. 

« Notre étude indique qu’au cours de l’évolution, ces protéines ont réussi à intégrer une molécule de lipide en leur sein afin de développer cette unique fonction biologique qu’est la reconnaissance multidrogue » souligne Cédric Govaerts, maitre de recherche FNRS à l’ULB.



 
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Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be