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Résolution du mystère des périodes glaciaires ?

Publié le 11 décembre 2020 Mis à jour le 11 décembre 2020

Tandis que la cause des périodes glaciaires reste un des grands problèmes non résolus des géosciences, aujourd’hui de minuscules fossiles océaniques offrent des preuves supplémentaires que ces changements climatiques sont dus à un stockage massif de CO2 dans les profondeurs de l’océan.

Une collaboration internationale dirigée par des scientifiques de l'université de Princeton et de l'Institut Max Planck, à laquelle a participé François Fripiat- Laboratoire de Glaciologie, Faculté des Sciences - a pu prouver que pendant les périodes glaciaires, des changements dans la circulation océanique de l’Océan Austral ont contribué à séquestrer plus de CO2 dans l’océan profond.

En utilisant des carottes de sédiments de l'océan Antarctique, les chercheurs ont généré des enregistrements détaillés de la composition chimique de la matière organique piégée dans les fossiles d’algues qui se sont développées dans les eaux de surface. Leurs mesures fournissent des preuves de la réduction systématique des remontées d'eau profonde dues au vent dans l'Océan Austral pendant les périodes glaciaires. Aujourd’hui, les résultats de cette recherche sont publiés dans la revue Science.

Depuis des décennies, les chercheurs savent que la croissance et le naufrage des algues marines pompent le CO2 de la surface vers l’océan profond, un processus souvent appelé "pompe à carbone biologique". Cette séquestration du CO2 dans l’océan profond est principalement ramenée en surface via la remontée des eaux profondes, qui se fait principalement dans l’Océan Austral suite à l’action des vents particulièrement puissant dans cette région. Au cours de cette remontée, l’excès de CO2 produit par la pompe à carbone biologique peut être échangé avec l’atmosphère. En modifiant la vitesse à laquelle ces eaux profondes remontent en surface, on modifie la capacité de l’océan à séquestrer du CO2.

Cette découverte a donc aussi des implications pour prédire la réponse de l’océan aux changement climatique actuel et donc sur la capacité de séquestration du CO2 d’origine anthropique par l’océan.

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Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be