Publié le 23 juillet 2021 Mis à jour le 23 juillet 2021

Le variant Alpha de la COVID-19 a été détecté à l’automne au Royaume-Uni. Des chercheurs – dont Simon Dellicour, Laboratoire d’épidémiologie spatiale – ont étudié sa dynamique d’invasion en Angleterre et identifié un processus d'invasion spatiale à plusieurs étapes.

Comprendre les causes et les conséquences de l'émergence des variants préoccupants du SARS-CoV-2 est crucial pour le contrôle de la pandémie mais difficile à réaliser. Ces variants surviennent en effet dans le contexte d'un comportement humain et d'une immunité variables. 

Dans une étude publiée le 22 juillet dans la prestigieuse revue Science, des chercheurs, parmi lesquels Simon Dellicour du Laboratoire d’épidémiologie spatiale de l’ULB, ont étudié la dynamique d'invasion spatiale du variant Alpha (lignée B.1.1.7) en analysant conjointement des données de mobilité humaine au Royaume-Uni, des génomes viraux et des données de tests PCR. 

Grace à ces analyses, les chercheurs ont identifié un processus d'invasion spatiale à plusieurs étapes et dans lequel les premiers taux de croissance du variant Alpha étaient associés à la mobilité et à l'exportation asymétrique du variant à partir d'une localité source dominante, renforçant ainsi les effets de la transmissibilité intrinsèque accrue du variant. Les chercheurs ont aussi exploré comment la propagation du variant Alpha a été façonnée par des interventions non pharmaceutiques et la variation spatiale des taux d'attaque précédents.

Leurs résultats montrent que pour interpréter correctement les estimations de leur taux de croissance relatif, il est nécessaire de tenir compte du contexte comportemental et épidémiologique dans lequel ces variants préoccupants émergent.

 
Contact
Communication Recherche : com.recherche@ulb.be