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Science politique: deux chercheurs de l’ULB primés

Publié le 12 avril 2021 Mis à jour le 22 avril 2021

Lors du congrès conjoint ABSP-CoSPOF, Marco Ognibene (doctorant au Cevipol) a décroché le prix du meilleur papier et Ahmed Hamila (membre de l'Atelier Genre(s) et Sexualités(s) et de STRIGES), le prix Xavier Mabille de la meilleure thèse en science politique (réalisée en co-tutelle ULB-Université de Montréal).

SciencePo ULB accueillait cette année le Congrès conjoint des associations francophones de science politique et congrès de l’association belge francophone de science politique (ABSP-CoSPOF). Un congrès exceptionnellement en virtuel, sur le thème des Résistances, à l’issue duquel ont été décernés les prix du meilleur papier et de la meilleure thèse en science politique. Félicitations aux deux lauréats, tous deux ulbistes: Marco Ognibene et Ahmed Hamila.

Marco Ognibene – doctorant au Cevipol, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - reçoit le prix du meilleur papier pour son article intitulé The bifurcated effect of perceived injustice on political violence justification: A mediation model
Le papier analyse les attitudes à l’égard de la justification de la violence politique. Basé sur une enquête auprès d’un échantillon représentatif de la population belge, il met en évidence un effet médiatisé, en fonction de qui est le sujet des actions violentes. Le papier a été présenté lors de la conférence Belgium: the State of the federation 2019.

Ahmed Hamila se voit décerner le prix Xavier Mabille de la meilleure thèse en science politique pour sa thèse Sortir du placard, entrer en Europe: la fabrique des «réfugiés LGBTI» en Belgique, en France et au Royaume-Uni, défendue en co-tutelle à l’ULB et à l’Université de Montréal. Ahmed Hamila est actuellement Wiener-Anspach Postdoctoral Fellow à l’University of Cambridge et membre de l'Atelier Genre(s) et Sexualité(s) et de STRIGES.

Comment prouver que je suis gay? C’est la question que se pose chaque demandeur d’asile persécuté dans son pays d’origine en raison de son orientation sexuelle et qui invoque ce motif pour obtenir le statut de réfugié en Europe. La réponse à cette question n’est pas aisée, car comme démontré dans cette thèse, en Europe, d’un pays à l’autre la conception de l’homosexualité et de ce qui constitue un «réfugié LGBTI» n’est pas la même, ce qui se matérialise par des critères différents pour établir la crédibilité des demandeurs d’asile et leur octroyer la protection internationale.

En retraçant la fabrique de cette nouvelle catégorie de réfugiés en Belgique, en France et au Royaume-Uni, cette thèse propose d’identifier les facteurs qui expliquent que malgré le régime d’asile européen commun les critères pour octroyer le statut de réfugié aux demandeurs d’asile invoquant des persécutions du fait de leur orientation sexuelle diffèrent considérablement d’un pays à l’autre en Europe. Conjuguant sociologie de l’action publique, études migratoires et études sur la sexualité, cette thèse propose de disséquer le processus de catégorisation des «réfugiés LGBTI» en s’intéressant aux acteurs administratifs, associatifs et judiciaires du droit d’asile ainsi qu’à leurs interactions, apportant une contribution nouvelle aux débats autour de l’homonationalisme.


 
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Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be