Publié le 4 juillet 2019 Mis à jour le 8 juillet 2019

En compilant les temps de parcours des déplacements entre Bruxelles et sa périphérie, Mathieu Strale (Faculté des Sciences) met en évidence des situations et des enjeux contrastés pour les navetteurs.

Chercheur à l’IGEAT (Faculté des Sciences), Mathieu Strale vient de publier un article dans Brussels Studies sur les déplacements entre Bruxelles et sa périphérie. Il a compilé les données de temps de parcours fournis par Google Maps pour dresser une cartographie précise des temps de parcours autour de Bruxelles, en voiture mais aussi en transports en commun.

Ses cartes montrent de fortes disparités, y compris en périphérie. Certains espaces de la périphérie, situés principalement le long des corridors reliant Bruxelles aux autres villes, sont bien connectés par la route ou les transports publics. Mais d’autres zones, plus éloignées et plus rurales mais aussi des zones plus proches de Bruxelles, témoignent de déplacements en transport en commun peu efficaces. Ceci tient à la structure sociale de l’aire métropolitaine, mais aussi à l’absence d’intégration de l’offre de transport en commun et, plus largement, de stratégie interrégionale de mobilité.

Les résultats de l’étude de Mathieu Strale suggèrent donc que des politiques différentes devraient être mises en œuvre en fonction de l’endroit où l’on se trouve en périphérie. Pour la périphérie proche, l’enjeu serait d’offrir des solutions pour des déplacements relativement courts – avec des offres plus intégrées, une extension des lignes, des parkings de dissuasion et une place pour les cyclistes.

Dans les espaces bien connectés de l’aire métropolitaine, l’enjeu serait plutôt de renforcer l’offre ferroviaire et de décourager l’usage de la voiture. Pour les lieux moins bien connectés, si la demande est suffisante, il faudrait envisager des lignes rapides de bus vers les gares principales, afin de réduire au maximum les trajets automobiles jusqu’à la capitale.