Publié le 10 août 2022 Mis à jour le 17 août 2022

Nouvelle-Zélande, Islande, Chili… d’un volcan à l’autre, le vulcanologue Corentin Caudron parcourt le monde à la recherche de nouveaux signaux permettant de prédire les éruptions.

C’est un peu par chance, en analysant des données scientifiques, que le vulcanologue  Corentin Caudron (Laboratoire G-Time, Faculté des Sciences) a découvert le DSAR: un paramètre dont l’augmentation peut potentiellement annoncer une éruption. Le DSAR est actuellement testé, en Nouvelle-Zélande et en Amérique, et sert déjà à la surveillance en temps réel de certains volcans. L’enjeu est maintenant de parfaire l’utilisation de ce paramètre et d’en évaluer la fiabilité. En effet, mieux vaut ne pas alarmer inutilement les populations et risquer de faire vaciller la crédibilité des observatoires volcanologiques.

Corentin Caudron développe également un autre outil de surveillance : l’ analyse des bulles générées par les gaz émis en permanence par les volcans et qui sont moteurs des éruptions explosives. Si certains gaz sont facilement repérables dans l’atmosphère, le signal volcanique en CO2 est difficilement détectable, à moins de mener des observations dans l’eau, là où les bulles sont visibles. 
 

Corentin Chaudron parcours le monde à la recherche de nouveaux signaux permettant de prédire les éruptions

Corentin Chaudron parcours le monde à la recherche de nouveaux signaux permettant de prédire les éruptions

Corentin Chaudron parcours le monde à la recherche de nouveaux signaux permettant de prédire les éruptions

Analyse des données à distance et étude sur le terrain

Depuis l’ULB, Corentin Caudron a la possibilité d’ analyser des données sismiques du monde entier et s’intéresse en particulier au cas de la Nouvelle-Zélande ou d’Indonésie. Cependant, l’aventure aux sommets des volcans n’est pas pour autant terminée puisque le développement et l’essai de nouveaux outils pour anticiper les éruptions impliquent encore de se rendre sur le terrain. C’est le cas pour les éruptions phréatiques, très difficilement prévisibles et particulièrement dangereuses, pour lesquelles les instruments doivent être installés au plus près de l’activité. 

Les prochains mois mèneront Corentin Caudron en Nouvelle-Zélande, au Chili et en Islande. Sur cette île, les conditions d’observation sont excellentes: l’objet de recherche est relativement proche et les organismes locaux sont demandeurs de collaborations scientifiques. Là-bas, il partira avec des étudiants doctorants et s’assurera que la mission commence sur le bon pied avant de les laisser prendre le relai sur une durée de temps plus longue. 

Une histoire de Magma - Corentin Caudron [L'Objet de la Recherche #23]

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