Publié le 27 mai 2020 Mis à jour le 27 mai 2020

Tandis que les signes d’une crise de l’autorité se multiplient, il semble important de la repenser pour établir les bases d’une nouvelle société. Alain Eraly analyse ses origines et évoque les évolutions à venir.

Les Gilets jaunes, Nuit debout, les grèves étudiantes pour le climat, etc. Ces dernières années, l’institution de l’autorité a été malmenée. Tandis que les signes, tant positifs que négatifs, de cette crise se multiplient, Alain Eraly - Département des Sciences sociales et des Sciences du Travail, Faculté de Philosophie et Sciences sociales – publie un ouvrage s’intéressant à ses origines.

« Pour l’essentiel, la crise de l’autorité est une bonne nouvelle, son érosion engage toute notre modernité et rien ne saurait justifier de faire machine arrière. »

Pour cet ouvrage, le chercheur s’est basé sur son vécu. Membre de la classe Technologie et Société de l’Académie Royale de Belgique, depuis plusieurs années, il côtoie régulièrement des « responsables de collectifs » (fonctionnaires, managers, commissaires de police, des directeurs d’école ou des acteurs politiques). Il a pu ainsi analyser les dilemmes moraux auxquels ils sont confrontés qui traduisent la crise de légitimité qui existe dans nos sociétés.

Au lieu de tomber dans le fantasme d’une société où l’autorité serait dissolue, Alain Eraly évoque des pistes pour la réinventer. Il propose qu’elle soit au service des missions de la démocratie, du débat public, des droits et des devoirs, de la justice et de l’équité, de la transmission des valeurs fondamentales.

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