Publié le 9 avril 2019 Mis à jour le 11 avril 2019

Comment garantir une assistance juridique de qualité aux personnes ayant plusieurs problèmes sociojuridiques?

Pourrait-on assister à la création de cabinets d'aide juridique pour les plus vulnérables? Grâce à des études sociojuridiques et de droit comparé, Élise Dermine et Emmanuelle Debouverie (Centre de droit public, Faculté de droit et de criminologie) et Maxime Fontaine (Dulbea, Solvay Brussels School of Economics and Management) étudient la faisabilité de la création de ce type de structures.

Cette initiative part du constat que les personnes les plus vulnérables font face à des besoins spécifiques qui ne sont pas suffisamment comblés actuellement. Les chercheurs ont étudié les systèmes écossais, québécois, et américain. Le but: s'inspirer de ces systèmes d'aide juridique dans ce qu'ils offrent en matière de mixité (avocats privés/avocats permanents) et en approche multidisciplinaire. En effet, les chercheurs ont remarqué la difficulté à appréhender de manière globale les problèmes sociojuridiques rencontrés par une personne dans le système actuel d'aide juridique. À l'image des maisons médicales pour les soins de santé, ils préconisent une collaboration d'avocats issus de différents secteurs (bail, asile, divorce, etc.) et d'assistants sociaux au sein d'une même structure. Là où un besoin serait détecté, ces cabinets compléteraient le système actuel d'aide juridique de seconde ligne.

L'étude des chercheurs analyse également la faisabilité économique de ces structures ainsi que les modèles de financement qu'elles pourraient adopter.

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