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Une meilleure compréhension du développement embryonnaire

Publié le 7 mai 2020 Mis à jour le 7 mai 2020

Dans un article publié dans Nature, des chercheurs en médecine apportent un nouvel éclairage sur un des stades clés du développement embryonnaire. Ces données sont essentielles pour améliorer la fabrication d’embryons synthétiques et donc limiter l’utilisation d’embryons animaux.

Des chercheurs de l’IRIBHM (Faculté de Médecine) viennent de publier une étude dans la revue Nature en collaboration avec l’Université de Cambridge. Ils y décryptent un stade clé du développement embryonnaire: la gastrulation.

Wallis Nahaboo, Diana Suarez Boomgaard, Isabelle Migeotte (IRIBHM) et leurs collègues de Cambridge ont étudié la gastrulation en utilisant comme modèle l'embryon de souris. C’est lors de ce stade que se forment les trois couches cellulaires à l’origine de tous les tissus et organes : l’endoderme, le mésoderme et l’ectoderme, via une transition épithélio-mésenchymateuse au niveau de la ligne primitive, une sous-population de l'épiblaste spécifiée sur le côté postérieur du cylindre embryonnaire.

Dans leur étude, les chercheurs montrent que pour que la gastrulation ait lieu, il faut que la membrane basale qui sépare les deux couches germinales présentes avant la gastrulation (l’épiblaste et l’endoderme viscéral) soit perforée par des métalloprotéases sous l’influence de la voie de signalisation Nodal.

Les données montrent qu’une modification mécanique, la fragilisation de la membrane basale, est indispensable à la croissance et la morphogénèse de l’embryon, ainsi que pour la gastrulation. Ceci est important conceptuellement, mais aussi pratiquement, notamment pour améliorer les protocoles de fabrication de modèles d’embryons synthétiques formés à partir de lignées de cellules-souches, un outil en pleine expansion très utile pour tester des hypothèses en biologie du développement en limitant l’utilisation d’embryons animaux.

La contribution de l’ULB a été la génération d’embryons mutants présentant une ligne primitive anormalement positionnée, ce qui a permis de confirmer la corrélation entre les perforations de la membrane basale et la gastrulation.

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Service Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be