Publié le 15 juillet 2019 Mis à jour le 16 juillet 2019

L’observatoire IceCube va subir un lifting qui lui permettra de détecter plus de neutrinos

Le "chasseur de neutrinos" IceCube va subir un lifting ! 700 nouveaux senseurs seront ajoutés au 5160 déjà enfouis dans les glaces de l’Antarctique. Ces modules seront 2 à 3 fois plus sensibles que ceux actuels. Cette mise à jour permettra ainsi de potentiellement détecter les neutrinos de basse énergie, en plus de ceux de haute énergie captés actuellement.

Les neutrinos sont les particules les moins bien comprises actuellement par les spécialistes de la physique des particules. Ils voyagent dans l'espace sans être affectés par les champs magnétiques ou la matière des objets célestes : ils sont donc un bon indicateur de la source cosmique qui les a émis.

Retracer ainsi le trajet du neutrino permet de mieux cerner ce qu’il se passe aux confins de l’Univers et de comprendre ses interactions avec les autres particules, sur Terre.

L’été dernier, IceCube avait identifié pour la première fois une source extragalactique de neutrinos : le blazar TXS0506-056, situé à 4 milliards d'années lumières de la Terre.

À l'ULB, l'équipe de Juan Antonio Aguilar Sánchez (Faculté des Sciences) est impliquée dans le projet IceCube au sein de l'Institut Interuniversitaire des Hautes Energies (IIHE) : les chercheurs de l'IIHE ont conçu le procédé permettant de détecter rapidement les neutrinos de haute-énergie et de vérifier leur source.

L’extension de IceCube, baptisée IceCube-Upgrade, sera déployée en 2022-2023. Elle coûtera 37 millions de dollars.

Photo: ©Benjamin Eberhardt, IceCube NSF

Vue de la voie lactée au dessus de l'observatoire IceCube