Publié le 6 janvier 2020 Mis à jour le 6 janvier 2020

L’histoire des zoos à travers le regard des animaux, c’est ce que propose Violette Pouillard dans son dernier ouvrage.

Et si le zoo était un endroit conçu pour que les animaux puissent étudier les mœurs humaines ? Depuis la Révolution française, les zoos font partie du panel de divertissements proposés par nos sociétés. En creusant au-delà des barreaux, ces institutions sont révélatrices de modes de pensée et de rapports aux autres caractéristiques de la société occidentale de l’époque contemporaine.

Dans son livre « Histoire des zoos par les animaux : Impérialisme, contrôle, conservation », Violette PouillardMondes Modernes et Contemporains (MMC), Faculté de Philosophie et Sciences sociales - propose une analyse de l’histoire des zoos au-delà du regard anthropocentriste. En étudiant le fonctionnement des zoos d’Anvers, de Paris et de Londres depuis leur fondation jusqu’à nos jours, la chercheuse montre que leurs politiques et pratiques sont indissociables de rapports de pouvoir sur les humains et les non-humains adossés à des macro-dynamiques économiques et politiques (industrialisation, impérialisme, colonialisme, privatisation des ‘ressources’ environnementales). Ce livre est donc, aussi, un plaidoyer pour la reconnaissance de l’histoire culturelle et sociale des animaux, marginalisée par les animal studies. Car, alors que ces dernières se centrent sur le dynamisme des relations entre les humains et les animaux, l’histoire sociale éclaire les violences structurelles des institutions asymétriques, et les résistances de ceux qui ont à vivre en leur sein.

Ce travail s’inscrit dans le prolongement du travail de thèse de Violette Pouillard et de deux années qu’elle a passées à l’African Studies de l’Université d’Oxford.

Contact
Service Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be