Publié le 18 septembre 2019 Mis à jour le 10 octobre 2019

Ce colloque s’inscrit dans un large projet d’étude de la presse au XXe siècle.

Sur le plan historique, la place que le sport occupe dans l’économie médiatique contemporaine est évidemment majeure. Elle concerne des périodiques ou des médias spécialisés, mais également les médias généralistes. Le sport, avec ses vedettes, ses résultats, ses exploits, ses séquences périodiques, fait pleinement partie de ce que l’on appelle l’information.
Cette situation est relativement récente. Les premiers périodiques spécialisés sont apparus au milieu du XIXe siècle et les résultats sportifs font une entrée progressive dans les journaux. À la fin du siècle, le sport se démocratise, fait partie des politiques publiques, et rencontre les intérêts économiques des patrons de vélodromes, des industriels de l’automobile ou du cycle.

Début des années 1900, le sport entre dans l’ère médiatique qui est encore la nôtre. Il est désormais un phénomène social, un enjeu international, une réalité économique et publicitaire, éducative, un facteur de santé publique. Dans l’histoire de longue durée de la circulation de l’information, jamais le sport n’a occupé une telle place. Il n’est pas faux de dire que le XXe siècle a inventé les médias sportifs.

Sur le plan scientifique, les historiens du sport et ceux de la presse ont opéré une tardive conjonction. Le discours sur la presse sportive a d’abord été celui des acteurs eux-mêmes, au fur et à mesure que se développait la conscience de former une sous-profession spécifique, souvent d’ailleurs liée à une double pratique, celle des sportifs écrivant ou des journalistes amateurs de sport. Depuis une quinzaine d’années, ont paru plusieurs ouvrages sur presse et sport. Ces ouvrages ont permis de baliser de vastes territoires jusque-là peu connus : inventaire de la presse sportive, y compris locale ou régionale, histoire des acteurs de cette presse, relations entre cette presse et le monde économique ou politique, rhétorique du discours sportif. L’envers de cet apport est le caractère peu systématique des inventaires : la plupart des ouvrages compilent des monographies et thématisent difficilement un propos d’ensemble.
 

Contact

Plus d'informations sur le colloque
 
Paul Aron
paron@ulb.ac.be
Florence Le Cam
flecam@ulb.ac.be
Isabelle Meuret
isabelle.meuret@ulb.ac.be
Laurence Rosier
lrosier@ulb.ac.be
Date(s)
Le 25 octobre 2019
Lieu(x)
Campus du Solbosch

Bâtiment S

Salle Somville (2ème étage)

Date(s)
Le 24 octobre 2019
Lieu(x)
Campus du Solbosch

Bâtiment S

Salle Somville (2ème étage)