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Dépistage: de nouveaux tests sont à l'étude

Publié le 21 août 2020 Mis à jour le 2 décembre 2020

Dans le cadre de la pandémie de coronavirus, différents tests sont utilisés. Les plus courants sont les tests PCR et les tests sérologiques. Mais les chercheurs tentent d’en développer également d’autres moins invasifs.

Les tests PCR servent à détecter la présence ou non du virus chez un patient. Le test se réalise à l’hôpital ou dans un centre de dépistage ad hoc. A l’aide d’un long coton-tige flexible, le médecin va prélever des cellules au fond du nez du patient. C’est là que se trouve le virus si le patient est infecté. Ce matériel sera ensuite analysé en laboratoire.

Les tests sérologiques se font sur base d’une prise de sang et on recherche ici la présence d’anticorps dirigés contre le coronavirus. Ce test indique donc si le patient a été en contact avec le virus. Cela ne veut pas dire que le patient est encore infecté par le coronavirus.

D’autres types de tests existent ou sont à l’étude. Ainsi, Cyril Gueydan a déposé un projet pour développer un test salivaire. Les tests PCR sont fiables mais pas très agréables pour le patient. Et ils nécessitent une grande proximité entre le soignant et la personne supposément malade. « Cela peut engendrer du stress de part et d’autre », note Cyril Gueydan. « Le fait de mettre ce coton-tige dans le nez du patient peut provoquer des éternuements et donc l’excrétion du virus par exemple », poursuit-il.

 Par ailleurs, le virus n’est pas toujours présent dans la cavité nasopharyngée alors même que le patient est atteint », précise-t-il.

L’hypothèse à la base de ce projet est qu’il y a moyen a priori de détecter la présence du virus dans la salive. En collaboration avec des chercheurs chinois, Cyril Gueydan a développé un système d’auto-prélèvement grâce à un collecteur en plastique. L’innovation réside dans la présence dans ce collecteur d’un liquide qui inactive directement le virus. Cela permet de mieux préserver l’ARN du virus et donc de mieux le détecter ensuite.

La facilité du système permettrait de l’utiliser au sein des maisons de repos, des hôpitaux… Un partenariat avait été lancé avec l’Hôpital Saint-Pierre pour le tester et ainsi permettre une validation clinique. Mais en juillet, il n’y avait plus assez d’échantillons à tester. Pour valider le système, il faut réaliser, sur un nombre suffisant de patients, un double test : le test salivaire et le test PCR de manière à vérifier que le premier est aussi fiable que le second.    

Violaine Jadoul

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Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be