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Mai 2020 : Les commerçants entrouvrent leurs portes

Publié le 17 décembre 2020 Mis à jour le 18 décembre 2020

Le lundi 11 mai marque une nouvelle phase du déconfinement : des magasins - de vêtements notamment - peuvent rouvrir, en respectant des mesures sanitaires strictes. Un répit de courte durée : à l’automne, un deuxième confinement est imposé. Après ces fermetures successives, certains commerces ont baissé le volet définitivement tandis que d’autres se sont réinventés. Explications avec Benjamin Wayens, qui enseigne la géographie appliquée en Faculté des Sciences.

La pandémie a entrainé la fermeture de la plupart des commerces, parfois pour plusieurs mois. Comment aujourd’hui le commerce se porte-t-il en Belgique ?

Benjamin Wayens : C’est une année noire, de toute évidence : l’horeca qui connait la plus longue fermeture aura du mal à s’en remettre ; les magasins de vêtements ou de chaussures ont raté leur saison d’été, et peut-être également la suivante ; les magasins de jouets et cadeaux  vivent  un  deuxième  confinement  à un moment où ils devraient faire une part importante de leur chiffre d’affaires ; plusieurs enseignes,  y  compris  des  grandes,  sont  en  faillite... Toute crise agit comme un accélérateur : le secteur du commerce était déjà fragile avant ; il s’interrogeait sur leurs superficies, trop importantes, trop couteuses ; il voyait les ventes en ligne se développer sur internet et capter une partie de la clientèle des magasins physiques...

Les commerçants se sont-ils néanmoins adaptés ?

Benjamin Wayens : Oui, beaucoup sont passés à la vente  en ligne. C’était plus simple, plus rapide sans doute pour les grandes enseignes ; même si on a vu émerger différentes initiatives de plateformes en ligne pour petits indépendants, souvent d’ailleurs soutenues en partie par une aide publique. Mais qu’il s’agisse de petits ou grands commerces,  les difficultés  pratiques  sont  nombreuses et pèsent sur la rentabilité : il faut organiser la logistique - livraison, formule pick-up, etc. - ; veiller à des paiements sécurisés ; se faire connaitre sur les réseaux sociaux ; présenter ses produits en virtuel... Les métiers changent ; les compétences d’un vendeur en magasin ou en ligne sont différentes  ;  les  formations  devraient s’adapter  rapidement si la numérisation du commerce s’installe.

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Nathalie Gobbe