Publié le 13 décembre 2019 Mis à jour le 13 décembre 2019

Ces dernières années, les murs des campus de l’ULB ont accueilli de nouvelles oeuvres d’art urbain.

Dernièrement, c’est une peinture murale géante, représentant le DYMAXION (DYnamic MAXimum tensION), une projection cartographique du monde imaginée en 1943 par Richard Buckminster Fuller, qui a été inaugurée sur le mur extérieur de la Faculté d’Architecture La Cambre Horta, place Flagey à Ixelles.
Une nouvelle fresque décorera très prochainement l’une des façades du Centre de langues située sur le campus du Solbosch. Diego Herman vient de remporter un concours pour la réaliser.


Une fresque sur l’une des façades du Centre de langues

À l’occasion de l’inauguration publique d’ULB Langues, les street artists Nikita Collienne, Magnakobo, Soaz et Diego Herman étaient invités à participer le 27 novembre dernier à un concours visant à la réalisation d'une fresque qui décorera l'une des façades du Centre de langues. Les toiles réalisées à cette occasion avaient pour thème le multilinguisme.
À la suite d’un vote ouvert à tous, le gagnant est aujourd’hui connu, il s’agit du street artist Diego Herman.

Diego Herman nous explique :
J’ai choisi de montrer un lieu : le tram, qui est pour moi l'endroit concret où se manifeste le plus souvent le multilinguisme. C'est là que je prends conscience de la manière de communiquer des autres. On ne sait faire autrement que d'entendre les langues qui se mélangent pour former un bruit. Le tram présenté est vide, donc muet, en opposition à ce que l'on voit à travers la fenêtre : une foule constituée de personnes plus ou moins indistinctes qui attendent à l'extérieur avant de monter à bord. Ce groupe est peint d'une manière qui s'apparente au joyeux chaos qu'est à mes yeux le son qu'il produit. Le transport est prêt à accueillir les passagers et avec eux une multitude de langues.

La fresque proprement dite sera réalisée durant le Festival Bruxelles, Libre Culture (BLC) qui se déroulera sur le campus du Solbosch de l’ULB du 16 mars au 3 avril 2020.


Une peinture murale représentant DYMAXION de Richard Buckminster Fuller sur le mur de la Faculté d’Architecture

Le 15 novembre dernier, c’est une peinture murale géante qui était inaugurée sur le mur extérieur de la Faculté d’Architecture La Cambre Horta, place Flagey à Ixelles.
Réalisée par les peintres de l’asbl Urbana, avec l’aide de Visit Brussels, dans le cadre du double anniversaire de l’ULB et de la VUB (185 ans ensemble et 50 ans de collaboration), cette peinture représente le DYMAXION (DYnamic MAXimum tensION), une projection cartographique du monde imaginée en 1943 par Richard Buckminster Fuller, ingénieur, inventeur, poète et génie américain, reconnu aujourd’hui comme l’une des figures les plus novatrices du 20e siècle.
L’artiste s’est d’abord imaginé la Terre en tant que globe en 3D, puis il a divisé cette réalité en triangles concaves. Après une coupe intelligente et la mise à plat des triangles, il a obtenu, de façon logique, un modèle 2D qui est le plus fiable qu’on ait jamais connu. Dans cet exercice, il est important de garder visibles les lignes déterminant les triangles, qui permettent de comprendre les liens entre les représentations plane et volumique.
L’énorme avantage de cette présentation de notre planète consiste dans le fait que la Terre est, pour ainsi dire, "dépliée" autour du Pôle Nord et qu’elle n’a donc aucune connotation idéologique. L’Europe n’est plus l’éternel centre, l’Afrique n’est plus systématiquement en dessous. Il s’agit d’une vision d’un monde où toutes les parties sont égales et où tous les hommes et femmes sont libres… tout à fait dans l’esprit de la Carte du monde poétique de Marcel Broodthaers.


D’autres œuvres sur les murs de l’ULB réalisées par différents artistes

Le bâtiment H du campus du Solbosch a vécu, en 2017, une véritable cure de jouvence grâce à la création d'une fresque artistique peinte sur sa façade. Créée dans le cadre du parcours Street Art, en collaboration avec la Ville de Bruxelles, cette fresque a été réalisée par l'artiste Gola Hundun.

Dans le cadre du festival Bruxelles Libre Culture, c’est l’artiste urbain Denis Meyers qui a réalisé, sur le campus du Solbosch, une série de graffs reprenant des phrases ou des citations.
Denis Meyers est également l’auteur d’une fresque réalisée en "live painting", à l’occasion des commémorations de Mai 68, pour la Faculté de Philosophie et Sciences sociales. La toile, qui mesure 2,48 mètres de hauteur et 6 mètres de largeur, a été posée sur le mur de l’entrée du bâtiment H, au niveau 2.

Parmi les autres œuvres qui ornent les murs des campus de l’ULB et qui ont été réalisées il y a déjà plusieurs années, citons la fresque intitulée "La pensée ne doit jamais se soumettre" réalisée par plusieurs artistes, dont Jean-François Robert, dit Jihef, dans le couloir qui mène au restaurant du campus de la Plaine, ainsi que des fresques murales dues à Georges Bras sur le campus du Solbosch.