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L’ULB réaffirme son soutien à Fariba Adelkhah ainsi qu’à tous les chercheurs emprisonnés en Iran

Publié le 20 mai 2020 Mis à jour le 20 mai 2020

L’Université libre de Bruxelles, consternée par la condamnation de la chercheuse Fariba Adelkhah à 6 ans de prison en Iran, renouvelle son soutien à la liberté académique et appelle à la libération de tous les prisonniers scientifiques.

L’ULB exprime sa profonde consternation après l’annonce, ce samedi 16 mai 2020, du verdict d’une peine de six ans d’emprisonnement à l’encontre de l’anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah, officiellement pour "rassemblements et collusion en vue d’agir contre la sécurité nationale" et "propagande" contre la République islamique.

Fariba Adelkhah, chercheuse renommée membre du CERI-Sciences Po (Paris), dont les travaux en anthropologie sur l’Iran font autorité, est détenue depuis le 5 juin 2019 à la prison d’Evine à Téhéran. Affaiblie par une grève de la faim qu’elle a menée pendant 49 jours pour contester la totalité des chefs d’accusation, elle est victime d’un procès kafkaïen.

L’ULB réaffirme son soutien à Fariba Adelkhah ainsi qu’à tous les chercheurs emprisonnés en Iran. Mentionnons notamment l’islamologue australo-britannique Kylie Moore-Gilbert, condamnée à dix ans de détention et le professeur de médecine irano-suédois Ahmadreza Djalali, chercheur invité à la VUB, qui fait quant à lui l’objet d’une condamnation à mort.

Les quelques informations dont nous disposons sur l’état de santé de ces trois détenus nous inquiètent particulièrement, dans un contexte où l’épidémie de coronavirus touche durement les prisons en Iran. En outre, on ne peut que souligner la politisation de ces procès, à l’heure où la détention de prisonniers scientifiques semble constituer une carte dans le jeu diplomatique de l’Iran.

Cette situation ne peut que continuer à nous alerter sur les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les chercheurs internationaux et bi-nationaux travaillant sur l’Iran.

L’ULB exprime avec vigueur et de façon renouvelée son soutien à ces chercheurs emprisonnés et appelle à leur libération immédiate.