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Urgence de la précarité étudiante: mieux cerner pour mieux agir, le plan d’action de l’ULB

Publié le 28 septembre 2021 Mis à jour le 28 septembre 2021

- L’ULB considère comme une priorité absolue l’aide aux jeunes fragilisés, a fortiori dans le contexte de crise sanitaire. - L’Observatoire de la Vie Étudiante de l’ULB a réalisé fin 2020 une enquête inédite afin de mieux cerner la situation économique de ses étudiantes et étudiants et développer des réponses plus adaptées à leurs besoins. - L’Université se mobilise en renforçant ses dispositifs existants et en déployant de nouvelles forces d’action.

Une enquête inédite

Fin 2020, dans un contexte de crise sanitaire, l’Observatoire de la Vie Étudiante de l’ULB a lancé une enquête sans précédent auprès des 35.000 étudiantes et étudiants de bachelier, de master et de master de spécialisation. Ce sont quelque 4300 réponses qui ont ainsi été collectées et analysées. Objectifs : mieux cerner les différents visages de la précarité étudiante, identifier les effets de la crise sanitaire et définir plus finement les besoins.

Des résultats qui alertent

1 étudiant·e sur 2 vit au quotidien une ou plusieurs privations matérielles essentielles (chauffer son logement / acheter des ressources nécessaires pour étudier / avoir un petit budget pour des dépenses personnelles…).

2 étudiant·es sur 5 déclarent connaître des fins de mois difficiles, voire très difficiles.

L’origine sociale a une conséquence directe sur la fragilité : plus d’1 étudiant·e d’origine modeste sur 2 est en difficulté contre 1 sur 3 pour les étudiant·es d’origine plus favorisée.

Les étudiant·es belges dont les parents sont originaires de pays hors OCDE connaissent de plus grandes difficultés matérielles et financières.

La précarité impacte la réussite :
Parmi les plus précaires, 79,8% ratent régulièrement les cours car ils doivent travailler, contre 47,3% des plus aisés ;
Il y a un écart de 3,6 points entre les moyennes des notes annuelles des étudiant·es les plus précaires et celles des étudiant·es les plus aisés.
Le non-recours aux aides sociales est une réalité : 1 étudiant·e sur 5 estime pouvoir bénéficier de certaines aides mais n’entame pas les démarches nécessaires, se sentant perdu·e ou pas assez légitime dans les démarches à effectuer.


Une mobilisation renforcée

Si l’ULB n’a pas attendu les résultats de cette enquête pour agir, elle renforce aujourd’hui sa réponse à ces besoins.

L’ULB propose, via son Service social étudiants, un panel d’aides sociales complémentaires aux dispositifs de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui montrent leurs limites. L’Université intervient notamment en matières:

  • de fracture numérique: 675 ordinateurs ont été donnés ou financés en 2020-2021, intégration d’un volet équipement informatique dans les aides financières ;
  • d’aide alimentaire: outre le montant forfaitaire octroyé en fonction de la situation de l’étudiant, celui-ci peut également se tourner vers des associations comme les Frigos partagés chargés de la distribution de paniers alimentaires ;
  • de précarité menstruelle: octroi d’un montant supplémentaire annuel aux étudiantes fragilisées ;
  • de compensation à l’emploi étudiant: allocation blocus, montant débloqué en janvier, juin et septembre et permettant à certain·es étudiant.es jobistes d’arrêter de travailler pour se consacrer aux révisions ;
  • de soutien à l’emploi étudiant: incitation à l’emploi étudiant par les différents services internes et dans les marchés passés par l’Université auprès de ses prestataires.

Par ailleurs, l’ULB lance dans le courant du mois de septembre des actions de communication et de sensibilisation afin de mieux faire connaître les aides accordées par son Service social étudiants.

Enfin, à l’initiative de la rectrice de l’ULB, le Fonds Rosa a été créé pour soutenir financièrement ces démarches et développer de nouvelles politiques sociales. La rentrée est l’occasion de lancer cette première grosse campagne d’appel à la solidarité envers les plus fragiles: www.ulb.be/fondsrosa

L’ULB mène depuis toujours une politique forte en matière d’aide sociale afin que les études, sources de perspectives d’avenir, des étudiants les plus fragiles ne soient pas mises en péril. Eclairés par les résultats de l’enquête menée par notre Observatoire de la Vie Étudiante, nous continuons d’agir et d’illustrer les valeurs fondamentales de solidarité et de soutien à la jeunesse de notre Université, déclare Annemie Schaus, rectrice de l’ULB.