Publié le 17 juin 2021 Mis à jour le 24 juin 2021

Les Bruxellois.es sont clairement enthousiastes à l'idée de participer à la cartographie de la qualité de l'air dans leur ville. À la clôture des inscriptions pour CurieuzenAir BXL, le dimanche 13 juin, le compteur s'élevait à 5.578 candidatures. Ce chiffre dépasse largement les 3.000 kits de mesure disponibles pour mesurer la qualité de l'air au mois de septembre. En outre, les sites de mesure candidats sont bien répartis sur les 19 communes de la région de Bruxelles. Un algorithme informatique a sélectionné 3.000 points de mesure sur la base de critères scientifiques. Le réseau citoyen CurieuzenAir est le plus grand réseau de mesure de la qualité de l'air jamais rassemblé dans une capitale européenne.

Les organisateurs sont très satisfaits du nombre d'inscriptions.

"Vous remarquez que le sujet est bien vivant chez les Bruxellois.es. Les familles et les écoles veulent connaitre la situation dans leur rue et de nombreuses entreprises sont également déterminées à se faire une idée de la qualité de l'air dans lequel leurs employés font la navette chaque jour." déclare le professeur Filip Meysman, coordinateur du projet CurieuzenAir. "Les nombreux points de mesure candidats constituent également un atout scientifique majeur. Parmi toutes les candidatures, nous avons pu sélectionner un réseau dense de 3.000 points de mesure, qui nous donnera une image très détaillée de la qualité de l'air dans toute la région de Bruxelles."

Parmi les 5.578 points de mesure candidats, on retrouve :

  • 102 écoles
  • 327 entreprises et associations
  • 5.149 personnes et familles


     
    Un plan de Bruxelles avec tous les candidats inscrits
     

Les 5.578 candidatures sont bien réparties dans la région de Bruxelles. "Les projets de science citoyenne ont parfois du mal à trouver des participants dans des quartiers présentant une grande diversité", déclare Meysman. "Nous sommes donc très heureux d'avoir de nombreux points de mesure candidats à Molenbeek, Anderlecht et Schaerbeek." Le projet CurieuzenAir se veut donc un projet pour et par les Bruxellois.es de tous horizons.  "Quatre Bruxellois.es sur dix sont menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale. Au BRAL, nous avons estimé qu'il était important de les impliquer dans cette recherche, car ces personnes sont proportionnellement plus gravement touchés par la pollution de l’air. En collaborant avec des centres médicaux, des centres communautaires et des associations de lutte contre la pauvreté, nous pourrons mettre en place plus de 200 points de mesure pour et avec ce groupe cible", ajoute Florence Lepoudre du BRAL.

Au cours de la campagne, un appel spécifique a également été lancé via les médias sociaux en faveur de points de mesure dans les zones moins peuplées, comme Haren et Neerpede. "Nous sommes par exemple très heureux de pouvoir installer un point de mesure sur le terrain d'entraînement du RSC Anderlecht à Neerpede, car cela comble un angle mort sur notre carte". La zone autour du Congrès de Bruxelles et du quartier européen est également une "zone difficile" avec de nombreux bureaux et peu de développement résidentiel. "Mais là aussi, nous avons trouvé des points de mesure intéressants", déclare M. Meysman. "Par exemple, l'habitant du 16 rue de la Loi s'est porté candidat comme point de mesure. Nous sommes heureux que le Premier ministre veuille apporter sa contribution à la cartographie de la qualité de l'air à Bruxelles."

3000 points de mesure

Un algorithme informatique a permis de sélectionner les 3000 "meilleurs" points de mesure pour établir une carte détaillée de la qualité de l'air à Bruxelles. La répartition géographique à travers la ville, la variation des types de rues et de l'intensité du trafic, et le fait que la rue soit fermée ou ouverte sont tous pris en compte. Afin d'avoir une mesure standardisée, la priorité a été donnée aux points de mesure avec une fenêtre côté rue au premier étage.

Les participant.e.s sélectionné.e.s ont reçu la bonne nouvelle par e-mail et ont été invité.e.s à confirmer leur participation. Les autres candidatures seront placées sur une liste d'attente et pourront être sollicitées si un point de mesure de la première sélection ne répond pas à l’appel. Pour que l'étude reste accessible à tous, le principe du prix libre est appliqué : les participants sélectionnés versent une contribution en fonction de leurs moyens, avec un minimum de 5 euros et un montant suggéré de 15 euros (le prix réel d'une mesure est de 150 euros).

A partir du 25 septembre 2021, les participant.e.s placent un panneau immobilier avec deux tubes de mesure à leur fenêtre. Ce dispositif de mesure restera en place pendant un mois afin de mesurer la quantité de NO2 de l'air extérieur. Les données de tous les points de mesure seront utilisées pour cartographier en détail la quantité de NO2 et améliorer les modèles informatiques existants. Ces analyses permettront d’estimer les effets sur la santé. Les décideurs politiques auront, en outre, accès à des informations précises pour la mise en œuvre et l'ajustement des mesures politiques.

En février 2022, les résultats des mesures seront publiés via une carte interactive sur les sites web des partenaires médiatiques De Standaard, Le Soir et BRUZZ. Chaque point de mesure y sera représenté. Les participant.e.s recevront au même moment un rapport de mesure personnel avec les résultats de leur propre point de mesure.

Pour plus d'informations.

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Dirk Jacobs, GERME, Faculté de Philosophie et Sciences sociales
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Alexandra Demoustiez, Service Environnement et mobilité
E-mail: alexandra.demoustiez@ulb.be GSM: sur demande

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