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Diabète de type 1 : cellule beta et protéine interferon-α

Publié le 20 mai 2020 Mis à jour le 25 mai 2020

Des chercheurs de l’ULB Center for Diabetes Research ont identifié deux classes de médicaments/composés qui préviennent la plupart des effets de l’interferon-α, une protéine pro-inflammatoire produite dans la phase initiale du diabète de type 1, sur les cellules beta humaines. Ils ouvrent peut-être la voie vers de futurs essais cliniques.

Le diabète de type 1 (T1D) est une maladie chronique, liée à la destruction des cellules beta productrices d’insuline par le système immunitaire. Le diabète de type 1 atteint principalement les enfants; il n’existe aujourd’hui aucun traitement permettant de prévenir la maladie chez des individus à risque (identifiés par la présence de marqueurs immunitaires et génétiques).

Le Dr. Maikel Colli, en collaboration avec le groupe du Prof. Decio Eizirik au sein du ULB Center for Diabetes Research - Faculté de Médecine, Université libre de Bruxelles, a utilisé une approche « multi-omique » combinant des techniques de génomique, transcriptomique et protéomique avec des outils bioinformatiques de pointe pour analyser les changements initiaux présents dans les cellules beta humaines dans le diabète de type 1.

Son étude est publiée dans la revue Nature Communications du 22 mai 2020.

Les chercheurs ont reproduit en laboratoire les premiers stades du développement du diabète de type 1 en exposant des cellules beta humaines à l’interferon-α (IFN-α), une protéine pro-inflammatoire produite dans la phase initiale du diabète de type 1.

Ils ont évalué les réponses des cellules beta à différents temps d’exposition à l’IFN-α afin de définir les changements au niveau de l’ADN, de l’ARN et des protéines.

Leur découverte? « Nous avons observé que l’interferon-α favorise des changements rapides dans l’accès à la chromatine, ce qui permet une réponse antivirale précoce, mais peut contribuer à déclencher une auto-immunité et un diabète de type 1 chez des individus prédisposés génétiquement » souligne Maikel Colli, premier auteur de l’étude.

De plus, l’IFN-α induit une augmentation de l’expression de protéines qui inhibent le système immunitaire, telles que les protéines PDL1 et HLA-E, ce qui peut aider à réduire et/ou retarder l’attaque auto-immune. Cette dernière découverte peut expliquer pourquoi des immunothérapies anticancéreuses qui utilisent des bloqueurs de PDL1 peuvent induire le développement de diabète de type 1 chez certains patients.

Enfin, les chercheurs ont identifié deux classes de médicaments/composés qui préviennent la plupart des effets de l’IFN-α sur les cellules beta humaines, ouvrant peut-être la voie vers de futurs essais cliniques.

Cette étude a été menée par l’Université libre de Bruxelles – ULB Center for Diabetes Research, Faculté de Médecine -, en collaboration avec des équipes de Barcelone, Exeter, Pise et le National Institute of Health, USA.

Contact scientifique :

Mikail Colli
ULB Center for Diabetes Research

mcolli@ulb.ac.be

Contact
Service Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be