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La troisième vague de l’étude "Corona" de l’Université d’Anvers: «Il reste crucial d’y participer»

Publié le 31 mars 2020 Mis à jour le 1 avril 2020

Lancée le mardi, l’enquête sur le coronavirus est devenue un événement récurrent : pour la troisième semaine consécutive, l’Université d’Anvers invite tous les Belges à y répondre, ce 31 mars, de 10 h 00 à 22 h 00. Elle est disponible en français, en néerlandais, en allemand et en anglais.

Ces dernières semaines, plusieurs centaines de milliers de Belges ont participé à cette étude de l’Université d’Anvers. Soutenue à l’origine par l’UHasselt et la KU Leuven, elle l’est maintenant aussi par l’ULB. Au moyen de ce questionnaire, les scientifiques évaluent la façon dont le coronavirus et les mesures imposées par le gouvernement influent sur le comportement de la population. Entrées en vigueur le 13 mars, ces mesures ont été renforcées le 17 mars, puis prolongées le 27 mars.

« Il est crucial que les participants remplissent le questionnaire chaque semaine », explique le Prof. Philippe Beutels. « Les scientifiques ont grandement besoin de ces données, qui nous permettent d’en savoir plus sur la façon dont la population fait face à la crise. Nous pouvons ainsi mieux prévoir l’évolution future de l’épidémie, aider les hôpitaux à s’y préparer et veiller au bien-être de la population. La troisième vague du questionnaire a de nouveau été affinée sur la base des réponses aux éditions précédentes. L’objectif est que la population y participe chaque semaine, car nous souhaitons aussi étudier l’évolution des comportements dans le temps. Nous invitons donc tout le monde à y participer de nouveau, même si vous avez déjà rempli des éditions précédentes. »

Plus de télétravail, moins de contacts

La mise en place d’une enquête de ce type en un temps si court s’assimile un peu à un tour de force. Dans des circonstances normales, la création d’un questionnaire comme celui-ci prendrait plusieurs semaines. Idem pour l’analyse des résultats. La première vague de l’étude, menée la semaine dernière, a montré que trois personnes sur quatre travaillaient à domicile. La grande majorité des répondants affirment se saluer désormais à distance et éviter les poignées de main et les embrassades. Nous constatons que l’âge, en particulier, est un facteur déterminant sur la persistance des contacts physiques. Les participants âgés de 13 à 45 ans ont ainsi beaucoup plus de contacts physiques que les autres groupes d’âge. Autre constat : les personnes (quel que soit leur âge) souffrant d’autres maladies ont moins de contacts que les autres.

Un tiers des participants a indiqué dormir moins bien et rencontrer des problèmes de concentration. Certains groupes font aussi fait état de répercussions sur leur état psychologique. « Nous le constatons entre autres chez les personnes de moins de 70 ans, les femmes, les célibataires, les personnes à niveau de scolarisation élevé, les travailleurs à temps partiel et les personnes confrontées à des symptômes du COVID-19, qu’elles soient elles-mêmes malades ou qu’il s’agisse d’un membre de leur famille », explique le Prof. Pierre Van Damme. « Pour beaucoup, le confinement a une influence négative sur le moral et est à l’origine de tensions relationnelles ».

La troisième vague du questionnaire peut être complétée ce mardi 31 mars de 10 h 00 à 22 h 00. À noter que la semaine dernière, le site de l’étude a été au bord de la saturation le matin, ce qui a entraîné quelques lenteurs. Le questionnaire est également disponible en néerlandais, en anglais et en allemand.

Contacts

Arnaud Marchant, Institute for Medical Immunology (IMI), Faculté de Médecine
E-mail: arnaud.marchant@ulb.be

Pierre Smeeters, Hôpital des enfants Reine Fabiola, directeur du laboratoire de Bactériologie Moléculaire ULB
E-mail: psmeeste@ulb.ac.be