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Nouvelle étude scientifique sur l’éruption du volcan Hunga dans l'archipel des Tonga

Publié le 13 mai 2022 Mis à jour le 13 mai 2022

Publication dans Science : nouvelle étude scientifique sur l’éruption du volcan Hunga (archipel des Tonga) le 15 janvier 2022, la plus grande explosion depuis celle du Krakatau en 1883. L’article publié est le fruit d’un effort scientifique mondial, avec 76 auteurs de 17 pays, dont l’expertise comprend la sismologie, l'acoustique, les tsunamis, les perturbations ionosphériques, la volcanologie, etc. Il s'agit de l'analyse la plus complète d'une éruption très complexe et de grande ampleur. Deux chercheurs belges, Corentin Caudron – Laboratoire G-Time, Faculté des Sciences de l’Université libre de Bruxelles- et Thomas Lecocq -Observatoire Royal de Belgique -, ont participé aux analyses.

Le 15 janvier 2022, le volcan Hunga (archipel des Tonga) a produit une explosion majeure à 4h15 (temps universel). Cette éruption est le point culminant d’une séquence éruptive débutée le 19 décembre 2021. Toutes les éruptions qui ont précédé cet événement explosif étaient beaucoup plus petites et les impacts étaient limités à la zone autour des îles Hunga-Tonga et Hunga Ha'apai. L’explosion a provoqué des perturbations atmosphériques, acoustiques, gravitationnelles, ionosphériques et sismiques importantes. Elle a été enregistrée par un large éventail de types d'instruments, chacun fournissant des informations et des contraintes sur cet événement majeur. Le contenu fréquentiel de l'événement s'étend sur une très large bande (de l'acoustique-gravité à l'audio: il a été entendu jusqu’en Alaska, à une distance de près de 10000 km) et requiert dès lors une collaboration et une perspective interdisciplinaires.

L’article publié ce jeudi 12 mai dans le journal Science est le fruit d’un effort scientifique mondial, avec 76 auteurs de 17 pays, dont l’expertise comprend la sismologie, l'acoustique, les tsunamis, les perturbations ionosphériques, la volcanologie, etc. Il s'agit de l'analyse la plus complète d'une éruption très complexe et de grande ampleur. L'éruption principale a été la plus importante enregistrée au cours des dernières décennies et la plus exhaustivement enregistrée par les stations de surveillance mondiales (97 réseaux, 3189 séries de données). Elle a permis de valider des théories qui n’avaient pas encore pu être observées avec des instruments modernes. Les ondes acoustiques-gravitaires ont par exemple tourné trois fois autour du globe, pendant six jours, ce qui ne s’était plus produit depuis l’éruption du volcan Krakatau (Indonésie) en 1883. Divers tsunamis ont également été déclenchés en plusieurs points du globe. Contrairement à l’éruption du Krakatau, des milliers d’instruments ont permis de disséquer cette éruption majeure et d’analyser son impact sur la planète.

La contribution belge à cet effort international a été la co-coordination de l’analyse sismologique (Corentin Caudron, ULB) et l’analyse globale des données des capteurs de pression, baromètres et sismomètres (Thomas Lecocq, ORB).

 

Contacts

Corentin Caudron, Laboratoire G-Time, Faculté des Sciences
Université libre de Bruxelles

corentin.caudron@ulb.be +32(0)485.34.12.93

Thomas Lecocq, Observatoire royal de Belgique

Thomas.Lecocq@seismology.be +32(0)2.373.03.16