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Votes contestataires: le manque de confiance dans la politique et l'idéologie en cause

Publié le 19 juillet 2019 Mis à jour le 22 juillet 2019

Le manque de confiance dans la politique et l'idéologie ont été décisifs dans le succès électoral des partis radicaux le 26 mai 2019. C'est la conclusion d'une enquête à grande échelle menée par une équipe de chercheurs de l'ULB, de la VUB et de la KUL.

Les élections du 26 mai entreront dans l'histoire en raison du succès sans précédent des partis d'extrême gauche et de droite et de la perte des partis politiques traditionnels par rapport aux élections précédentes de 2014. Les causes de ce comportement électoral en pleine mutation viennent d’être cartographiées en détail par une équipe de chercheurs de l'Université libre de Bruxelles, de la Vrije Universiteit Brussel et de la Katholieke Universiteit Leuven, au moyen d'une enquête à grande échelle.

La confiance envers le monde politique diminue

Les professeurs Emilie van Haute (CEVIPOL, Faculté de Philosophie et Sciences sociales, ULB), Kris Deschouwer (VUB), Sofie Marien, Ine Goovaerts, Anna Kern et Lisa van Dijk (KU Leuven) ont tout d'abord constaté que la confiance envers le monde politique a diminué par rapport aux scrutins de 2009 et 2014: la confiance dans les partis politiques et les politiciens a diminué d'environ un point, sur une échelle de 0 à 10. La confiance dans les institutions politiques telles que le Parlement fédéral a également diminué ces dernières années.

Cela influence aussi le comportement électoral des électeurs. D’après cette nouvelle analyse, la plupart des électeurs à faible confiance politique ont voté en faveur du Vlaams Belang, côté flamand, et du PTB, côté wallon. En 2014, c'était la N-VA qui attirait encore le plus grand nombre d'électeurs flamands de cette catégorie. Les électeurs ayant une grande confiance politique ont voté plus fréquemment pour le CD&V, Groen ou la N-VA ou le cdH, Ecolo ou le MR. Outre le faible niveau de confiance politique, les électeurs des partis radicaux ont d’autres points communs: ils sont moins souvent satisfaits de la politique du gouvernement régional et éprouvent des émotions négatives envers la politique. Les électeurs du Vlaams Belang et du PTB montrent également peu d'intérêt pour la politique, contrairement aux électeurs du PVDA.

L'idéologie joue toujours un rôle

Il n’y a pas que la confiance qui a orienté les voix vers le Vlaams Belang et le PTB-PVDA. En Flandre, les déterminants les plus importants du choix électoral pour le Vlaams Belang sont un score élevé du côté droit du spectre gauche-droite, une faible satisfaction vis-à-vis de la démocratie et un faible niveau d'éducation. Le sexe n'a aucune influence sur ce comportement. Les électeurs du PTB en Wallonie, par contre, sont plus souvent du côté gauche du spectre gauche-droite et sont plus souvent âgés entre 18 et 34 ans.


Contact scientifique

Emilie Van Haute, CEVIPOL

E-mail: emilie.van.haute@ulb.ac.be 
Tel: 02 650 48 82
GSM: sur demande

Contact
Service Communication Recherche : com.recherche@ulb.ac.be
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