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32 projets soutenus par le Fonds d'Encouragement à l'enseignement

À travers cette nouvelle édition du Fonds d’encouragement à l’enseignement (FEE), 31 projets innovants soutiennent la transformation des pratiques pédagogiques à l’ULB.

De l’intégration de l’intelligence artificielle à l’hybridation des enseignements, en passant par le développement d’outils immersifs, d’espaces collaboratifs ou encore d’approches expérientielles, ces initiatives illustrent la diversité et la vitalité des dynamiques pédagogiques. Portés par des équipes engagées dans de nombreuses facultés, ces projets témoignent d’une volonté commune : mieux accompagner les étudiant·es, renforcer les liens avec les réalités professionnelles et faire évoluer les formats d’apprentissage face aux enjeux contemporains.
 

Faculté de Philosophie et de Sciences sociales

Former au changement par le projet. Un dispositif hybride microcertification–unité d’enseignement au sein du Master en GRH

Ce projet propose de transformer en profondeur le cours Dynamique des organisations et changements afin de répondre à une difficulté clairement identifiée : les étudiant·es disposent de solides connaissances théoriques, mais peinent à les mobiliser de manière opérationnelle dans des situations concrètes de gestion de projet, notamment dans le cadre des missions de consultance de deuxième année du master en GRH.

S’appuyant sur une première expérimentation menée l’année précédente, le projet vise à stabiliser et structurer un dispositif pédagogique cohérent, centré sur une meilleure articulation entre théorie et pratique. L’innovation principale repose sur l’intégration pilote d’une microcertification en gestion de projet appliquée au changement organisationnel. Celle-ci permet aux étudiant·es de développer et de valider des compétences concrètes tout en restant pleinement intégrée au cursus académique.

Le dispositif pédagogique combine plusieurs modalités : des apports théoriques enrichis par des podcasts et des micro-études de cas, un parcours asynchrone dédié aux outils de gestion de projet (planification, gestion des parties prenantes, analyse des risques, pilotage), des séances en présentiel visant à articuler ces outils avec les cadres conceptuels, et enfin un travail en sous-groupes sur un mini-projet réel de transformation organisationnelle, accompagné méthodologiquement.

Porté par Pierre Artois (Faculté de Philosophie et de Sciences sociales)

Renouvellement d’appareils topographiques utilisés dans le cadre des stages de fouille destinés aux étudiant·es d’Histoire de l’Art et Archéologie

Ce projet vise à moderniser les équipements topographiques utilisés dans les stages de fouille archéologique, en particulier les stations totales devenues obsolètes. Il répond à un besoin pédagogique central : former les étudiant·es aux méthodes contemporaines de relevé de terrain et de documentation scientifique en archéologie.

Les stages concernés permettent aux étudiant·es d’expérimenter l’ensemble des phases d’un chantier archéologique, où la précision des relevés topographiques est essentielle. L’introduction d’équipements modernes vise à garantir une formation alignée avec les pratiques professionnelles actuelles, tout en améliorant la qualité des données produites sur le terrain.

Le projet prévoit également une mutualisation des équipements entre différents chantiers, afin d’optimiser leur usage malgré la simultanéité des activités de terrain. Il contribue ainsi à renforcer la dimension pratique et professionnalisante de la formation en archéologie.


Porté par Sébastien Clerbois (Faculté de Philosophie et de Sciences sociales)

S’orienter dans la complexité. Une boussole de problématisation collective pour un changement situé et concret

Ce projet développe un dispositif pédagogique original fondé sur l’utilisation d’une « boussole de problématisation » inspirée des travaux de Bruno Latour. L’objectif est d’aider les étudiant·es à appréhender des objets complexes en les cartographiant collectivement selon différentes dimensions : sociales, politiques, environnementales, techniques et sensibles.

Le dispositif repose sur une approche interdisciplinaire et mobilise des méthodes visuelles et artistiques, en collaboration avec une scénographe. Les étudiant·es sont amené·es à produire des représentations graphiques et sensibles de leurs objets d’étude, favorisant à la fois la compréhension des enjeux et l’implication personnelle dans le travail académique.

Déployé dans plusieurs cours, y compris au croisement des sciences humaines et des sciences exactes, le projet vise à renforcer les capacités d’analyse, la coopération, la créativité et la réflexivité. Il contribue également à développer des compétences en gestion de projet collectif et en visualisation de données complexes.

L’ambition est d’ancrer durablement ce type de pédagogie active dans les pratiques d’enseignement de l’université.

Porté par Fanny Sbaraglia (Faculté de Philosophie et de Sciences sociales)

Repenser l'accompagnement aux mémoires

Face à plusieurs difficultés récurrentes — manque d’encadrement individualisé, forte hétérogénéité des profils, isolement des étudiant·es, taux d’abandon et transformations liées à l’usage de l’intelligence artificielle — ce projet vise à repenser en profondeur l’accompagnement des mémoires dans plusieurs masters de la faculté.

Le dispositif repose sur la mise en place d’un programme pilote en 2026‑2027 dans quatre masters (Sciences du travail, Gestion culturelle, Sciences politiques, Philosophie). Il s’articule autour de groupes d’entraide animés par des assistant·es (AEX), complétés par un ensemble d’activités structurées : séances d’écriture encadrée, ateliers méthodologiques, formations à la gestion de projet et du temps, réflexion critique sur l’usage de l’IA, ainsi que des simulations de défense (« défenses blanches »).

L’objectif est de compléter, sans le remplacer, l’encadrement académique classique en apportant un accompagnement transversal et collectif, visant à renforcer la motivation, l’autonomie et les compétences méthodologiques des étudiant·es.

Le projet prévoit un suivi précis basé sur la participation, les retours qualitatifs et la corrélation entre implication dans le dispositif et réussite du mémoire. Si les résultats sont concluants, une généralisation à plus large échelle est envisagée.

Porté par Jean-Benoit Pillet (Faculté de Philosophie et de Sciences sociales)


École polytechnique de Bruxelles

 

Escape Lab Biomédical : Expérimentation et Résolution d’Énigmes au Service de la Chimie Biologique

Le projet Escape Lab Biomédical vise à développer un dispositif pédagogique innovant reposant sur des activités scientifiques immersives intégrant une dimension ludique. Inspiré des approches d’apprentissage par enquête et par simulation clinique, il place les étudiantes et étudiants dans des situations où ils doivent analyser des données expérimentales, interpréter des résultats et formuler des diagnostics fondés sur des preuves biochimiques.

L’objectif est de favoriser l’apprentissage actif et le développement du raisonnement scientifique à travers des scénarios mobilisant l’observation, l’analyse critique et la résolution de problèmes. En s’appuyant sur des mécanismes proches de ceux des escape games, le dispositif cherche à renforcer l’engagement des étudiant·es tout en consolidant leur compréhension des concepts de chimie biologique et des démarches expérimentales utilisées dans le domaine biomédical.


Porté par Kristin Bartik et Maurice Retout (École polytechnique de Bruxelles)

Renouvellement du parc GPU pour l’enseignement des technologies de programmation CUDA et de l’IA

Le projet vise à renouveler un parc de quinze stations de travail utilisées pour l’enseignement de la programmation accélérée sur cartes graphiques (GPU) et de l’intelligence artificielle. Les équipements actuellement disponibles sont devenus obsolètes et présentent des problèmes récurrents de stabilité et de fiabilité.

Les stations sont utilisées dans un ensemble de cours couvrant notamment l’analyse de données multivariées, la programmation GPU avancée, le traitement d’images, la réalité virtuelle et différents projets multidisciplinaires accueillant entre trente et soixante-quinze étudiant·es. Les cartes graphiques actuelles ne permettent plus d’enseigner les technologies contemporaines du calcul haute performance et de l’IA.

Le renouvellement du matériel doit permettre de maintenir un enseignement pratique conforme aux standards actuels du secteur, dans un contexte où la majorité des étudiant·es ne disposent pas, à titre personnel, d’équipements suffisamment performants. Le projet vise ainsi à garantir la qualité, la stabilité et l’actualisation technique des enseignements concernés.


Porté par Daniele Bonatto (École polytechnique de Bruxelles)

GenderTech : Comprendre les inégalités et construire des leviers d’action ❤️

Coup de coeur 2026

Depuis plusieurs années, l’École polytechnique de Bruxelles mène différentes actions visant à favoriser la féminisation des études d’ingénierie et à lutter contre les discriminations liées au genre. Parmi celles-ci figurent notamment un atelier de sensibilisation destiné aux étudiant·es de BA1 ainsi qu’une formation spécifique destinée aux responsables d’équipes de MA1 et aux superviseur·euses.

Le projet GENDERTECH entend renforcer ces initiatives en développant des outils permettant aux étudiant·es d’identifier, de comprendre et de gérer les biais de genre susceptibles d’émerger dans les projets menés en équipes mixtes. Il vise également à préparer les futur·es ingénieur·es à faire face à ces enjeux dans leur pratique professionnelle.

Le dispositif proposé prend la forme d’un parcours de formation progressif réparti sur plusieurs années et structuré autour de trois modules complémentaires. Intégré directement dans les cours et projets existants, il reposera sur des capsules vidéo, des exercices interactifs ainsi qu’un suivi obligatoire de la participation, afin de garantir l’acquisition de compétences jugées essentielles avant l’entrée dans le monde du travail.

Porté par Dimitri Gillis (École polytechnique de Bruxelles)

Développement d’un laboratoire d’enseignement sur les systèmes énergétiques intelligents

Le projet s’inscrit dans le contexte de la transition énergétique et de la transformation des réseaux électriques confrontés à l’intégration croissante des énergies renouvelables et des véhicules électriques. Les infrastructures actuelles, historiquement conçues comme des réseaux passifs, montrent leurs limites face aux phénomènes de congestion et de surtension.

Plutôt que de répondre uniquement par le renforcement des infrastructures, le projet met l’accent sur l’exploitation de la flexibilité des réseaux grâce aux systèmes énergétiques intelligents, qui combinent technologies électriques, numériques et de télécommunication.

Pour former les ingénieur·es capables de répondre à ces nouveaux défis, il prévoit la création d’un laboratoire didactique reposant sur un micro-réseau intégrant production renouvelable, dispositifs de stockage, systèmes de mesure et outils de contrôle. Ce laboratoire permettra de rapprocher les étudiant·es spécialisés en énergie et ceux des technologies de l’information et de la communication autour de travaux pratiques multidisciplinaires, tout en renforçant la cohérence et la durabilité de leur formation

Porté par Pierre Henneaux (École polytechnique de Bruxelles)

Intégration au laboratoire de méthodes d'auscultation non-destructives dans les cours de technologie du béton et de la soutenabilité en construction

Le projet vise à équiper le Laboratoire de Génie Civil afin d’intégrer l’apprentissage des méthodes non destructives d’auscultation des structures en béton dans les enseignements suivis par les étudiant·es ingénieur·es civils architectes et ingénieur·es civils en construction.

L’objectif est d’offrir une formation appliquée permettant aux étudiant·es de réaliser eux-mêmes les essais sur des maquettes pédagogiques reproduisant des situations réalistes de pathologies du béton. Les étudiant·es sont ainsi placés dans une posture active d’analyse et de prise de décision.

Le projet vise également à renforcer l’apprentissage des concepts liés au matériau béton dans une perspective de soutenabilité et de transition écologique. Il répond enfin à une demande croissante du secteur professionnel en créant de nouvelles séances de laboratoire centrées sur des méthodes désormais largement utilisées dans les pratiques contemporaines de diagnostic et de gestion des infrastructures.

Porté par Stéphanie Staquet (École polytechnique de Bruxelles)

Étude et développement de modules d’enseignement compacts pour l’enseignement de la physique dans le bachelier en sciences de l’ingénieur

Le projet vise dans un premier temps à analyser la possibilité de réorganiser certains enseignements de physique, ou certaines de leurs composantes, selon un format temporel plus compact au sein des deux premières années du bachelier en sciences de l’ingénieur.

Cette réflexion implique de revisiter les objectifs pédagogiques, l’enchaînement des activités d’enseignement, leur organisation dans le temps, les besoins d’encadrement pour les exercices et laboratoires, les supports pédagogiques ainsi que les modalités d’évaluation. Une attention particulière est portée aux contraintes liées aux effectifs importants, qui atteignent environ 350 étudiant·es.

Dans un second temps, le projet prévoit le développement de supports adaptés à ces « modules compacts », organisés sur six à huit semaines plutôt que sur un quadrimestre complet. Ces nouveaux formats seront ensuite expérimentés en situation réelle afin d’évaluer leur contribution à l’amélioration de la qualité des apprentissages.

Porté par Frédéric Robert (École polytechnique de Bruxelles)


Faculté de Médecine

Bibliothèque anatomique numérique : numérisation 3D, diffusion web et impression 3D pour l’enseignement

Ce projet vise à mettre en place une plateforme pérenne de ressources anatomiques numériques fondée sur trois piliers complémentaires : la numérisation 3D photoréaliste de spécimens anatomiques, leur diffusion sécurisée via une interface web institutionnelle et leur reproduction au moyen de l’impression 3D.

L’objectif principal est d’élargir l’accès des étudiant·es aux collections anatomiques au-delà des contraintes liées aux horaires des travaux pratiques et à la disponibilité du matériel physique. Le projet entend ainsi offrir un accès plus souple aux ressources pédagogiques tout en garantissant une utilisation respectueuse et durable du patrimoine anatomique de l’université.

La constitution d’une bibliothèque numérique structurée permettra également une intégration cohérente de ces ressources dans plusieurs unités d’enseignement. Le dispositif sera conçu pour être interopérable avec les outils numériques institutionnels existants et accessible via les bibliothèques universitaires.

Au-delà de l’enseignement de l’anatomie, le projet s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique de l’ULB et présente une forte vocation de transférabilité vers d’autres disciplines telles que la médecine, la dentisterie, la kinésithérapie, l’anthropologie ou encore la médecine légale.

Porté par Benoît Beyer (Faculté de Médecine)

Développement d’un kit pédagogique « open source » permettant des mesures neurophysiologiques dans le cadre de travaux pratiques en BA1 Médecine

Le projet part du constat que, si les étudiant·es peuvent facilement observer la structure anatomique du cerveau à partir de modèles ou de tissus conservés, ils et elles ont beaucoup plus difficilement accès à la compréhension des mécanismes électriques qui sous-tendent le fonctionnement cérébral.

L’étude de la neurophysiologie nécessite généralement des équipements spécialisés dont le coût dépasse fréquemment les 3 000 euros et dont l’utilisation requiert une formation technique importante. Cette situation limite les possibilités d’apprentissage pratique dans les premières années de formation.

Le projet vise dès lors à développer un système de mesure neurophysiologique conçu localement, à faible coût et distribué selon une logique « open source ». L’objectif est de disposer d’un outil simple, accessible et pédagogique permettant aux étudiant·es de réaliser des expériences de base en neurosciences et d’observer directement les phénomènes neurophysiologiques.

Au-delà de la réduction des coûts, cette démarche vise à favoriser une meilleure compréhension des neurosciences grâce à des activités expérimentales concrètes, tout en rendant le dispositif reproductible et adaptable à d’autres contextes d’enseignement.

Porté par David Gall (Faculté de Médecine)

La relation comme compétence clinique : former autrement dès le BA1 ❤️

Coup de coeur 2026

Ce projet vise à structurer, dès la première année du bachelier en médecine, un enseignement intégré et progressif des compétences relationnelles au sein de l’unité d’enseignement de psychologie. Il répond au constat que les référentiels de formation, notamment ceux de l’ARES et du modèle CANMEDS, considèrent la capacité à établir une relation de soin adéquate comme une compétence essentielle du futur médecin. Par ailleurs, plusieurs études montrent que l’empathie tend à diminuer au cours du cursus médical alors même qu’elle constitue un élément central de la qualité des soins.

Aujourd’hui, les enseignements relatifs à ces compétences demeurent largement magistraux et insuffisamment articulés avec les expériences de terrain et les stages cliniques. Le projet ambitionne donc de définir un socle minimal d’acquis cognitifs et socioaffectifs permettant aux étudiant·es de développer progressivement ces compétences.

Pour atteindre cet objectif, il prévoit la création d’un ensemble de dispositifs pédagogiques innovants combinant jeux de rôle, simulations, médecine narrative, capsules vidéo et mises en situation. Des outils d’évaluation formative et certificative seront également développés, de même qu’un programme de formation destiné aux personnes chargées de l’animation de ces activités.

L’ambition est de mieux préparer les étudiant·es à leurs premiers contacts avec les patient·es, de prévenir l’érosion de l’empathie observée dans les cursus médicaux, de développer des attitudes non stigmatisantes et d’assurer une cohérence pédagogique avec les enseignements ultérieurs de sémiologie médicale et de psycho-psychiatrie.

Porté par Pierre Owsald (Faculté de Médecine)


Faculté d’Architecture La Cambre Horta

Architecture et Cinéma : laboratoire, enseignements et réalisations

Ce projet vise à renforcer les liens entre architecture, ville et société en mobilisant les outils, les méthodes et les approches du cinéma comme levier pédagogique. Il part du constat que le médium cinématographique constitue un moyen particulièrement pertinent pour observer, analyser et représenter les espaces habités et les réalités urbaines.

Le dispositif pédagogique repose sur une immersion dans les pratiques cinématographiques : les étudiant·es sont initié·es à l’usage de caméras, d’équipements de prise de son, de montage et d’éclairage, leur permettant de développer un regard analytique sur le réel et de construire un point de vue argumenté.

Le projet favorise également le travail interdisciplinaire et collaboratif, en invitant des professionnel·les du cinéma (réalisateurs, ingénieurs du son, monteurs, etc.) à partager leurs pratiques. Cette interaction contribue à enrichir la formation en architecture en l’ouvrant à d’autres modes de création et d’analyse.

Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, l’objectif est de former des étudiant·es capables d’observer finement les usages et les dynamiques sociales, en plaçant l’humain au centre de leur démarche. Le projet vise ainsi à renouveler les approches pédagogiques en architecture en intégrant des outils sensibles, narratifs et expérientiels.

Porté par Roxane Enescu (Faculté d’Architecture La Cambre Horta)

Décoloniser les savoirs dans la filière de théorie de l’architecture

Ce projet s’inscrit dans une dynamique critique visant à interroger et transformer les contenus d’enseignement de la théorie de l’architecture à la lumière des approches décoloniales. Il répond à un double contexte : d’une part, des initiatives institutionnelles invitant à « décoloniser » les savoirs académiques ; d’autre part, une interpellation croissante des étudiant·es sur les biais présents dans les références enseignées.

L’objectif est de mener un travail concret de révision des contenus et des supports pédagogiques, en mobilisant des cadres théoriques issus des études postcoloniales, des subaltern studies et des études de genre. Ce travail consiste à analyser les fondements de la modernité architecturale, notamment ses liens historiques avec les dynamiques coloniales, afin d’en proposer une relecture critique.

Le projet adopte une démarche réflexive et expérimentale, visant à identifier et déconstruire les biais implicites présents dans les enseignements, tout en ouvrant des espaces de débat. Il ne s’agit pas seulement d’ajouter de nouveaux contenus, mais de transformer en profondeur les cadres d’analyse et les méthodologies mobilisées dans la formation.

À plus long terme, l’initiative ambitionne de contribuer à une évolution durable des pratiques pédagogiques en architecture, en intégrant de manière structurée des perspectives critiques sur les savoirs et leur construction historique.

Porté par Judith Le Maire (Faculté d’Architecture La Cambre Horta)


Faculté des Sciences de la Motricité humaine

Intégration de l’échographie dans l’enseignement pratique de la physiologie cardiorespiratoire, de l’anatomie et de l’ostéopathie

Ce projet vise à intégrer l’échographie comme outil pédagogique dans plusieurs enseignements en sciences de la motricité et en médecine, afin de renforcer le lien entre connaissances théoriques et pratiques cliniques. Il part du constat que de nombreux étudiant·es éprouvent des difficultés à mobiliser des savoirs abstraits dans des contextes concrets.

L’utilisation de l’échographie permet une visualisation directe et dynamique des structures anatomiques et des fonctions physiologiques, facilitant ainsi la compréhension et l’intégration des concepts enseignés. Le dispositif est intégré dans le tronc commun du bachelier ainsi que dans des formations de master, notamment en ostéopathie.

Le projet s’inscrit dans une logique de transversalité pédagogique, en favorisant les liens entre différentes disciplines et en renforçant la collaboration entre enseignant·es. Il vise également à améliorer la préparation des étudiant·es à leur future pratique professionnelle en développant leur raisonnement clinique.

Porté par Véronique Feipel (Faculté des Sciences de la Motricité humaine)

"Evidence Based Practice" en kinésithérapie

Ce projet vise à développer, tout au long du bachelier en kinésithérapie, une approche progressive et structurée de l’enseignement fondé sur les données probantes (Evidence Based Practice – EBP).

Il répond aux difficultés actuelles d’appropriation des concepts d’EBP, souvent abordés de manière théorique, fragmentée et peu contextualisée. Le dispositif propose une progression pédagogique sur les trois années du bachelier, articulée autour de situations cliniques fil rouge réinvesties d’une année à l’autre.

En BA1, l’accent est mis sur l’analyse des dimensions biopsychosociales du patient ; en BA2, sur la recherche documentaire et l’analyse critique de la littérature scientifique ; en BA3, sur la démarche clinique et le raisonnement du kinésithérapeute.

Le projet s’appuie sur des activités pédagogiques numériques (université virtuelle, podcasts, diaporamas commentés, exercices interactifs) afin de favoriser un apprentissage actif, progressif et intégré. À l’issue du bachelier, les étudiant·es développent une compréhension opérationnelle de l’EBP fondée sur l’intégration cohérente de ses piliers.

Porté par Gaël Deboeck (Faculté des Sciences de la Motricité humaine)


Faculté de Lettres, Traduction et Communication

La Fabrique des disciplines

Ce projet répond à un besoin structurant dans la formation des enseignant·es : disposer d’un accès cohérent, organisé et validé aux ressources en didactique des disciplines. Il propose la création d’une plateforme numérique raisonnée et commentée, rassemblant un large éventail de contenus scientifiques et pédagogiques. La plateforme intégrera différents types de ressources : ouvrages académiques, articles, capsules vidéo, podcasts, outils didactiques, dispositifs immersifs (y compris en réalité virtuelle), ainsi qu’un annuaire d’expert·es. L’ensemble sera structuré selon une architecture ergonomique pensée pour faciliter la navigation, l’appropriation et l’usage autonome par les étudiant·es et les enseignant·es.

Le projet s’inscrit dans le contexte de la réforme de la formation initiale des enseignant·es (FIE, CAPAES, MSFE) et vise à soutenir à la fois les étudiant·es en formation et les enseignant·es impliqués dans ces programmes. Il a également pour ambition de favoriser la mutualisation des ressources et la mise en réseau des expertises issues de différentes facultés.

Au-delà de la simple centralisation de contenus, le projet porte une dimension structurante : il vise à renforcer la visibilité des recherches en didactique des disciplines, à faciliter les échanges interfacultaires et à garantir un accès pérenne à des ressources de qualité.

Porté par Catherine Deschepper (Faculté de Lettres, Traduction et Communication)

Création d'un fonds vidéoludique dans le cadre du cours « Culture vidéoludique »

Ce projet vise à mettre en place, au sein de la Faculté de Lettres, Traduction et Communication, un dispositif pédagogique innovant centré sur l’étude critique de la culture vidéoludique, envisagée comme un objet culturel majeur mais encore insuffisamment intégré dans les formations en sciences humaines.

L’ambition est double : d’une part, introduire structurément les game studies dans l’offre de formation de l’ULB ; d’autre part, permettre aux étudiant·es de développer une compréhension interdisciplinaire du jeu vidéo, en articulant approches théoriques et pratiques. Le projet s’inscrit dans un contexte académique où l’intérêt pour ce champ est en forte croissance, tant au niveau international qu’en Belgique.

Un enjeu central du projet est également l’accessibilité : en mettant le matériel à disposition, il réduit les inégalités entre étudiant·es initié·es et non initié·es, tout en ouvrant l’usage du dispositif à l’ensemble de la communauté universitaire.  

Porté par Jean‑Manuel Roy (Faculté de Lettres, Traduction et Communication)

Faculté des Sciences
 

SCIVIBE: SCIence VIdeos for Better Education: Développement d’animations vidéos scientifiques pour soutenir la réussite en BA1 en physique et en math

Ce projet vise à développer une bibliothèque d’animations scientifiques destinées aux étudiant·es de première année, afin de faciliter la compréhension de concepts complexes en physique et en mathématiques, et ainsi lutter contre l’échec en début de cursus.

L’approche repose sur la production de vidéos interactives fondées sur une modélisation rigoureuse des phénomènes scientifiques. Contrairement à de simples supports illustratifs, ces animations s’appuient sur des codes et des simulations fidèles aux lois physiques et mathématiques, garantissant leur valeur scientifique et pédagogique.  

Le projet prévoit également la création d’une base de code réutilisable, permettant d’adapter et de faire évoluer les contenus dans le temps. Les ressources seront co-construites avec les enseignant·es et les dispositifs de guidance, assurant leur pertinence par rapport aux besoins réels des étudiant·es.

L’ambition est double : soutenir l’autonomie des étudiant·es en leur offrant des outils accessibles en dehors des cours, et poser les bases d’un dispositif durable de production de ressources pédagogiques numériques à l’échelle de l’université.

Porté par Sophie Van Eck (Faculté des Sciences)
Développer la culture de l’expérimentation chez les futurs enseignants de l’enseignement obligatoire

Ce projet répond à un déséquilibre identifié dans la formation des enseignant·es en sciences : la place encore trop limitée accordée à l’expérimentation, pourtant centrale dans la démarche scientifique. Cette lacune affecte à la fois la compréhension des contenus scientifiques par les étudiant·es et leur capacité à proposer des activités pédagogiques engageantes dans leur future pratique professionnelle.

Le dispositif proposé s’articule autour de trois axes complémentaires : renforcer l’intégration de l’expérimentation dans les enseignements de la Faculté des Sciences, concevoir des séquences pédagogiques prêtes à l’emploi dans le cadre des cours de communication scientifique, et développer des collaborations avec des acteurs de la diffusion scientifique et de la formation des enseignants.  

L’objectif est de développer à la fois des compétences pratiques (mise en œuvre d’expériences) et une posture scientifique réflexive, en cohérence avec les référentiels scolaires actuels. Le projet vise ainsi à mieux préparer les futur·es enseignant·es à transmettre les sciences de manière active et à favoriser l’appropriation des savoirs par les élèves.  

À plus long terme, l’initiative contribue à renforcer la qualité de l’enseignement des sciences dans l’enseignement obligatoire, en diffusant des pratiques pédagogiques plus actives, expérimentales et engageantes.

Porté par Gilles Geeraerts (Faculté des Sciences)

Renouvellement des équipements du laboratoire de chimie organique

Ce projet vise à moderniser les infrastructures d’enseignement en chimie organique en renouvelant les équipements utilisés dans les travaux pratiques, aujourd’hui devenus obsolètes. Ces enseignements jouent un rôle central dans la formation des étudiant·es, en leur permettant d’acquérir des compétences expérimentales fondamentales liées à la synthèse et à l’analyse de composés organiques.  

Le projet prévoit notamment le remplacement de la verrerie et des dispositifs de chauffage, avec l’introduction de solutions plus sûres et plus durables (comme des blocs métalliques chauffants en remplacement des bains d’huile). Ces améliorations visent à renforcer la sécurité des manipulations tout en garantissant une meilleure qualité pédagogique et technique.

Au-delà de la mise à niveau matérielle, l’enjeu est d’assurer une formation alignée avec les standards actuels de la chimie, tant dans le monde académique que dans l’industrie. Le projet contribue ainsi à préparer les étudiant·es à leur future insertion professionnelle, en leur offrant un environnement de travail conforme aux pratiques contemporaines du laboratoire.

Porté par Cédric Theunissen (Faculté des Sciences)


Solvay Brussels School of Economics and Management

Augmenting Teachers : agent IA socratique pour l’enseignement de l’entrepreneuriat

Ce projet propose de développer un agent conversationnel basé sur l’intelligence artificielle, conçu pour soutenir le raisonnement analytique et critique des étudiant·es dans les enseignements utilisant la méthode des cas.

L’agent adopte une approche socratique, guidant les étudiant·es par le questionnement plutôt que par la fourniture directe de réponses. Il est intégré à l’Université Virtuelle et expérimenté dans un cours pilote, avec une logique de classe inversée où les interactions avec l’outil nourrissent ensuite les discussions en présentiel.

Le projet répond à un double enjeu : exploiter le potentiel pédagogique de l’IA tout en encadrant ses usages pour limiter les risques cognitifs associés à une utilisation non critique. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution du rôle de l’enseignant et des pratiques pédagogiques face aux technologies émergentes.

Les résultats attendus incluent à la fois une amélioration des compétences analytiques des étudiant·es et la production d’un cadre méthodologique permettant de transférer ce type de dispositif à d’autres enseignements.

Porté par Olivier Witmeur (Solvay Brussels School of Economics and Management)


Pôle Santé

Impulsion de l’hybridation des enseignements au Pôle Santé appuyée par ULB Studios et affinement des besoins en vue d’une pérennisation mesurée

Ce projet vise à accélérer et structurer l’hybridation des enseignements au sein du Pôle Santé, dans le prolongement d’investissements déjà réalisés en infrastructures audiovisuelles et studios de production pédagogique.

L’objectif principal est d’accompagner concrètement les enseignant·es dans la production de contenus hybrides de qualité, en mobilisant un soutien technique dédié. Le projet prévoit notamment l’engagement d’un·e technicien·ne audiovisuel·le chargé·e de soutenir la création de ressources, de former les utilisateurs et de contribuer à la standardisation des pratiques.

Au-delà de l’impulsion initiale, l’enjeu est d’identifier précisément les besoins nécessaires à une pérennisation du dispositif, en évaluant les ressources humaines, techniques et organisationnelles requises. Le projet s’inscrit ainsi dans une stratégie institutionnelle de transformation durable des pratiques pédagogiques.

Porté par Nicolas Mavroudakis (Faculté de Médecine)


Faculté de Pharmacie

Projet pilote d’enseignement des statistiques assisté par une utilisation responsable de l'intelligence artificielle

Le projet part du constat que l’enseignement universitaire se trouve aujourd’hui à un moment charnière sous l’effet du développement rapide de l’intelligence artificielle générative (IAG). Les modèles de langage de grande taille offrent de nouvelles possibilités d’accompagnement des apprentissages, mais soulèvent également d’importantes questions pédagogiques, éthiques et sociétales.

L’objectif du projet est d’intégrer l’IAG dans l’enseignement des statistiques appliquées aux sciences pharmaceutiques de manière encadrée et réfléchie. Il ne s’agit pas simplement d’introduire un nouvel outil technologique, mais de permettre aux étudiant·es de développer une utilisation critique, responsable et autonome de ces technologies.

Le projet repose notamment sur l’utilisation d’une infrastructure locale plutôt que sur le recours exclusif aux plateformes commerciales. Cette approche vise à réduire la dépendance aux solutions externes et à sensibiliser les étudiant·es aux enjeux liés à la protection des données, à la confidentialité des informations et à la souveraineté numérique.

L’intégration de l’IA dans les activités d’apprentissage doit également permettre de renforcer l’autonomie des étudiant·es dans l’analyse statistique tout en les amenant à questionner les limites, les biais et les implications de ces outils dans le domaine de la santé. Le projet s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur la responsabilité sociale de l’université face aux transformations numériques contemporaines et à leurs conséquences dans les secteurs sensibles liés aux sciences biomédicales et pharmaceutiques.

Porté par Anthony Piron (Faculté de Pharmacie)

Module vertical : Développement de compétences en santé mentale en Faculté de Pharmacie

La santé mentale constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique qui concerne directement la formation des futur·es pharmacien·nes. Les étudiant·es comme les professionnel·les sont de plus en plus confronté·es à des situations nécessitant des connaissances et des compétences spécifiques dans ce domaine.
Le projet vise à développer un module vertical intitulé Santé mentale en Pharmacie, conçu comme un parcours structuré et progressif couvrant l’ensemble du cursus, de la première année de bachelier à la deuxième année de master. L’ambition est de construire une formation cohérente permettant le développement progressif de compétences tant personnelles que professionnelles liées à la santé mentale.
Le projet repose sur trois axes complémentaires.

Le premier consiste à réaliser un cadastre des besoins des étudiant·es et des professionnel·les ainsi qu’un inventaire des ressources déjà existantes au sein de la faculté et de l’université. Le deuxième axe prévoit la création de contenus pédagogiques spécifiques (hybridation pédagogique, études de cas, simulations, activités interactives, etc.). Le troisième axe vise à favoriser l’intégration et l’utilisation de ces ressources dans les unités d’enseignement existantes jugées pertinentes au sein du cursus.

Porté par Nathalie Wauthoz (Faculté de Pharmacie)

Une approche-programme de l’hybridation en Faculté de Pharmacie

Depuis la crise sanitaire de 2020, la Faculté de Pharmacie a produit un nombre important de vidéos pédagogiques destinées à soutenir l’hybridation des enseignements et à assurer la continuité des activités d’apprentissage. Ces ressources constituent aujourd’hui un patrimoine pédagogique conséquent.

Toutefois, ces contenus ont souvent été conçus dans l’urgence et selon des formats très variés. Ils n’ont pas toujours été intégrés dans une réflexion globale portant sur la cohérence du programme, l’alignement pédagogique ou encore la progression des apprentissages.

Le projet vise dès lors à dépasser une logique de simple mise à disposition de capsules vidéo afin d’engager une véritable requalification pédagogique de ces ressources. Cette démarche repose sur une approche-programme de l’hybridation, articulée aux acquis d’apprentissage, aux modalités d’enseignement et aux dispositifs d’évaluation des différentes unités d’enseignement.

L’objectif est d’harmoniser les usages de la vidéo au sein de la faculté tout en transformant sa fonction pédagogique. Les vidéos ne seraient plus uniquement considérées comme des supports de transmission de contenus, mais comme des outils intégrés à des parcours d’apprentissage cohérents favorisant la progression des compétences, l’autonomie étudiante et la continuité entre les différentes activités pédagogiques.

Porté par Stéphanie Pochet (Faculté de Pharmacie)


Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l'Éducation

Agir et coconstruire en groupe

Ce projet propose la création d’un cours innovant en master dédié au développement explicite des compétences de travail collectif et de coconstruction. Il répond à un paradoxe fréquent : bien que le travail en groupe soit omniprésent dans les parcours universitaires et professionnels, il est rarement enseigné de manière structurée. Le dispositif repose sur une pédagogie expérientielle et interdisciplinaire, mobilisant les apports de la psychologie du travail, des sciences de l’éducation et des approches critiques. Les étudiant·es sont amené·es à analyser les dynamiques de groupe, les rapports de pouvoir, les tensions collectives et leur propre posture dans les interactions.

À travers des séminaires interactifs et un portfolio réflexif, le projet vise à développer la réflexivité, les compétences relationnelles et la capacité à participer de manière responsable à des collectifs. Il s’inscrit également dans une perspective institutionnelle plus large, alignée avec des valeurs d’équité, de responsabilité et de coopération.

Porté par Caroline Closon et Dorothée Baillet (Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Éducation)

Parcours mémoire

Ce projet vise à repenser les dispositifs d’accompagnement au mémoire au sein de la faculté, dans un contexte marqué par l’augmentation du nombre d’étudiant·es et les limites du suivi individualisé par les promoteur·trices.

Le dispositif actuel, basé sur des séminaires d’accompagnement, a permis de fournir des bases communes mais présente des limites en termes d’efficacité et de cohérence. Le projet propose donc la mise en place d’un nouveau scénario pédagogique hybride, combinant contenus en ligne, activités structurées et meilleure articulation avec les dispositifs existants.

Porté par Cécile Colin (Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Éducation)

StatForge : Développement, implémentation curriculaire et pérennisation d’une application d’aide à l’apprentissage et la pratique des statistiques

StatForge propose un environnement interactif guidé permettant de structurer les démarches méthodologiques et de renforcer l’autonomie des étudiant·es face aux difficultés récurrentes dans ce domaine. Le projet prévoit d’enrichir l’application existante (version alpha), notamment par l’intégration d’un agent conversationnel basé sur l’intelligence artificielle et l’amélioration de son ergonomie.

L’ambition est également curriculaire : il s’agit d’intégrer l’outil à l’échelle de la faculté, afin d’en faire un support structurant pour l’enseignement des statistiques et de répondre à un besoin important d’accompagnement méthodologique. Le projet vise ainsi une pérennisation de l’innovation et une diffusion large de ses usages.

Porté par Thibault Coppe (Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Éducation)

Développer la réflexion éthique sur l’IA en psychologie : un module pédagogique expérientiel basé sur un serious game ❤️

Coup de coeur 2026

Ce projet vise à concevoir et intégrer un module pédagogique innovant consacré aux enjeux éthiques de l’intelligence artificielle dans les pratiques en psychologie. Il s’inscrit dans un contexte d’essor rapide de ces technologies et de transformation des pratiques professionnelles.
Le dispositif repose sur un serious game scénarisé, de type « livre dont vous êtes le héros », plaçant les étudiant·es dans des situations professionnelles réalistes impliquant l’usage de l’IA. Contrairement à une approche normative, le module encourage l’exploration de dilemmes complexes, la prise de décision argumentée et la réflexion critique.
L’objectif est de former des professionnel·les capables d’adopter un usage responsable, critique et déontologiquement fondé de l’IA, en lien avec les référentiels éthiques existants. Le projet met l’accent sur le développement de compétences réflexives face à des situations incertaines et évolutives.

Porté par Gaétane Deliens (Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Éducation)

Repenser le Master en Psychologie sociale et interculturelle au prisme des pratiques professionnelles : scénarisation isomorphique des 11 UE

Ce projet vise à restructurer en profondeur le Master en psychologie sociale et interculturelle en adoptant une approche-programme centrée sur la transférabilité des apprentissages vers la pratique professionnelle. Le constat initial est celui d’un manque de cohérence perçue entre les différents enseignements et leur mobilisation concrète dans les situations d’intervention psycho-sociale.

La réforme proposée repose sur la reconfiguration des onze unités d’enseignement autour de la chronologie réelle d’une intervention professionnelle, allant de l’analyse de la demande jusqu’à l’évaluation et au transfert des dispositifs. Cette structuration permet de situer chaque apprentissage dans une étape identifiable du processus métier, renforçant ainsi la cohérence pédagogique du programme.

L’objectif est de transformer l’intervention psycho-sociale en un double levier : objet d’étude et cadre structurant des apprentissages. Cette approche vise à renforcer la capacité des étudiant·es à mobiliser leurs connaissances dans des contextes variés et à mieux se projeter dans leur future pratique professionnelle.

Porté par Laurent Licata (Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Éducation)

Mis à jour le 12 juin 2026