Publié le 3 septembre 2026 Mis à jour le 3 septembre 2026

Soutenu par une bourse ERC Starting Grant, Arthur Ghins (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) poursuit le projet DEMPROP consacré à l’évolution des rapports entre propagande et démocratie. Il cherchera à comprendre comment la propagande est passée d’un outil de mobilisation démocratique à une menace pour la démocratie.

Aujourd’hui, la propagande est généralement considérée comme l’antithèse de la démocratie. La démocratie est associée au jugement éclairé ; la propagande, à la manipulation de masse. DEMPROP (Democracy and Propaganda in the History of Political) remet en question l’idée selon laquelle cette opposition a toujours existé. Avant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux penseurs politiques, notamment en Europe, ne considéraient pas la propagande comme antidémocratique. Au contraire, ils la voyaient souvent comme un instrument de mobilisation essentiel en démocratie.

DEMPROP cherche à répondre à la question suivante : comment la propagande est-elle passée du statut d’outil démocratique légitime à celui de danger pour la démocratie ? Pour répondre à cette question, ce projet reconstituera la relation historique changeante entre les concepts de propagande et de démocratie en Europe, en Russie et aux États-Unis, de la fin du XIXe aux années 1960.