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Diabète : un financement international pour étudier les cellules bêta du pancréas
Le Professeur Decio L. Eizirik, du Centre de Recherche sur le Diabète de l’ULB, coordonne un projet international financé à hauteur de 2 millions d’euros par les fondations américaines Breakthrough Type 1 Diabetes et Helmsley Charitable Trust. Objectif : mesurer, pour la première fois chez l’être humain, la masse des cellules bêta pancréatiques impliquées dans le diabète de type 1.
Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune caractérisée par la destruction progressive des cellules bêta du pancréas, responsables de la production d’insuline. Pourtant, il n’existe aujourd’hui aucune méthode permettant d’évaluer directement, chez des patients vivants, la quantité de cellules bêta encore présentes dans l’organisme. Une lacune majeure pour comprendre l’évolution de la maladie et adapter les traitements.
Pour relever ce défi, Decio L. Eizirik – Centre de Recherche sur le Diabète de l’ULB, Faculté de Médecine – coordonne un ambitieux projet de recherche de trois ans, mené en collaboration avec la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et l’Université d’Uppsala en Suède. Le projet bénéficie d’un financement de 2.000.000 d’euros accordé par les fondations américaines Breakthrough Type 1 Diabetes et le Helmsley Charitable Trust.
Au cœur de cette recherche : un outil innovant découvert par le Professeur Eizirik et breveté par l’ULB. Il s’agit de petits anticorps dérivés du chameau capables de cibler spécifiquement la protéine de surface DPP6, présente sur les cellules bêta pancréatiques. Grâce à cette technologie, les chercheurs espèrent quantifier avec précision la masse totale de cellules bêta — c’est-à-dire le nombre de cellules produisant l’insuline — chez des personnes ayant une glycémie normale, mais aussi chez des patients atteints de diabète de type 1.
Si cette approche s’avère concluante, elle permettra, pour la première fois, d’évaluer directement chez l’être humain la quantité de cellules bêta restantes. Une avancée décisive pour mieux comprendre la progression du diabète de type 1 et ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à préserver ou restaurer ces cellules essentielles.