Publié le 12 juin 2026 Mis à jour le 18 juin 2026

Depuis 1988 et les premières analyses ADN dans le cadre d’un prétendu viol, d’aucuns avaient le pressentiment que cette grande révolution technologique allait marquer un tournant majeur dans l’aide à la résolution des enquêtes. Cela le fut et mena, jusqu’à aujourd’hui encore, à d’intenses réflexions de la part des scientifiques, des philosophes des sciences, des juristes et des citoyens. D’un côté, les fictions, romans, séries télévisées et autres films véhiculent l’image d’une science très technologique, puissante, sans erreur, grâce à un charismatique chef de la police assisté d’une séduisante scientifique de laboratoire bouclant en quelques heures l’identification formelle du criminel, photo à l’appui puisée dans une puissante banque de données. La presse, elle, se fera plus volontiers le relais des erreurs judiciaires fondées sur des expertises mal évaluées. Voici donc une double vision biaisée et réductrice de la science forensique, élaborée certes sur un fond de vérité.

Anne LERICHE, docteure en sciences, professeure à l’ULB (Fac. de droit et criminologie), directrice académique FC – CU en criminalistique et psychiatrie judiciaire
Date(s)
Le 8 octobre 2026

de 12h15 à 14h (ouverture des portes à 12h)

Lieu(x)
Campus de la Plaine

ULB, Campus de la Plaine, Forum E