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De Kyiv à Bruxelles: une belle histoire de rencontres
Publié le 16 juin 2026
– Mis à jour le 17 juin 2026
Né d’une rencontre solidaire à l’ULB en 2022, un projet d’échange entre Bruxelles et Kyiv s’est transformé en une collaboration riche. Porté par des professeurs et professeures engagés et soutenu par l’Union européenne, ce programme Erasmus+ offre aux étudiantes et étudiants ukrainiens bien plus qu’une mobilité : un espace de liberté, d’apprentissage et d’espoir, malgré le contexte de guerre. Le récit de Dorota Walczak-Delanois, professeure ordinaire et responsable de la Chaire de Langue et littérature polonaise à l’ULB.
Tout commence par une rencontre et une soirée poétique. Le 1er décembre 2022, à la Maison des Arts de l'ULB, les professeures et professeurs, ainsi que les étudiants et étudiantes d'études polonaises de la Faculté de Lettres, Traduction et Communication (LTC) organisent une veillée de solidarité avec les femmes ukrainiennes, en présence de l'association féministe « Elles Sans Frontières » et de la grande écrivaine ukrainienne Oksana Zaboujko. Ce soir-là, quelque chose se noue.
De la poésie à Erasmus+
De cette rencontre naît un dialogue entre Bruxelles et Kyiv. Des contacts s'établissent avec la vice-rectrice de l'Université nationale Taras Chevtchenko de Kyiv (KNU), la professeure Kseniia Smyrnova, et la professeure Nadiia Serohina, responsable de la mobilité. Des réunions en ligne s'organisent - pas comme les autres : il faut se préparer aux éventuelles coupures Internet, composer avec l'incertitude, apprendre à faire confiance à travers un écran. Ensemble, les deux équipes élaborent un programme d'échanges Erasmus+, financé par l'Union européenne pour les années 2023–2026.
Le projet est porté par la professeure Dorota Walczak-Delanois (ULB) et la professeure Kseniia Smyrnova (KNU), avant d'être poursuivi en 2026 par Oksana Kozlova, enseignante en LTC.
Cette première cohorte est composée de sept personnes. Grâce à l'engagement d'Oksana Kozlova, tous et toutes trouvent un logement - ce qui n'est pas chose aisée dans notre métropole. Elle met également en place des cours du soir d'ukrainien et des activités culturelles: cycles de cinéma ukrainien, visites de Bruxelles, du Parlement européen et de la Maison d'Histoire européenne, colloques, soirées d'auteurs et autrices. La traditionnelle « soirée slave », organisée au Foyer Culturel sous la tutelle du professeur Nicolas Franckx, permet de collecter des fonds pour soutenir l'Université nationale Taras Chevtchenko de Kyiv, touchée par des bombardements. L'ULB a aussi eu le plaisir d'accueillir deux professeures de Kyiv : la linguiste Tetyana Beliuha et la spécialiste de littératures ukrainienne et polonaise Mariya Bracka.
Depuis ce premier échange, LTC a accueilli neuf personnes supplémentaires. Leurs témoignages convergent : l'engouement pour la liberté, le privilège d'apprendre et d'enseigner, d'échanger et de partager. Et de rêver à nouveau.
Nous gardons l'espoir de pouvoir un jour envoyer nos étudiants et professeurs à Kyiv en toute sécurité, et de faire ainsi perdurer les valeurs européennes et ulbistes.
Dorota Walczak-Delanois
Ce projet n'aurait pas vu le jour sans l'appui du Service de mobilité étudiante (SME) - en particulier Gaël Vandenbroucke et Laetitia Oliveira Westerman -, des secrétariats et responsables de mobilité de LTC, ainsi que de l'équipe décanale : le doyen Alain Delattre, la vicedoyenne Sonja Janssens et la vice-doyenne aux relations internationales Isabelle Saint-Paul.
De la poésie à Erasmus+
De cette rencontre naît un dialogue entre Bruxelles et Kyiv. Des contacts s'établissent avec la vice-rectrice de l'Université nationale Taras Chevtchenko de Kyiv (KNU), la professeure Kseniia Smyrnova, et la professeure Nadiia Serohina, responsable de la mobilité. Des réunions en ligne s'organisent - pas comme les autres : il faut se préparer aux éventuelles coupures Internet, composer avec l'incertitude, apprendre à faire confiance à travers un écran. Ensemble, les deux équipes élaborent un programme d'échanges Erasmus+, financé par l'Union européenne pour les années 2023–2026.
Le projet est porté par la professeure Dorota Walczak-Delanois (ULB) et la professeure Kseniia Smyrnova (KNU), avant d'être poursuivi en 2026 par Oksana Kozlova, enseignante en LTC.
Dormir sans alertes
Nous avons encore en tête l'émotion de découvrir les visages des étudiants et étudiantes de Kyiv, d'abord en ligne, puis en mode réel lors de la réunion d'accueil à l'ULB. Arrivés à Bruxelles, ils et elles avouent avoir enfin dormi une nuit complète - sans alertes.Cette première cohorte est composée de sept personnes. Grâce à l'engagement d'Oksana Kozlova, tous et toutes trouvent un logement - ce qui n'est pas chose aisée dans notre métropole. Elle met également en place des cours du soir d'ukrainien et des activités culturelles: cycles de cinéma ukrainien, visites de Bruxelles, du Parlement européen et de la Maison d'Histoire européenne, colloques, soirées d'auteurs et autrices. La traditionnelle « soirée slave », organisée au Foyer Culturel sous la tutelle du professeur Nicolas Franckx, permet de collecter des fonds pour soutenir l'Université nationale Taras Chevtchenko de Kyiv, touchée par des bombardements. L'ULB a aussi eu le plaisir d'accueillir deux professeures de Kyiv : la linguiste Tetyana Beliuha et la spécialiste de littératures ukrainienne et polonaise Mariya Bracka.
Le privilège d'apprendre, d'enseigner et de rêver
Les quadrimestres passés à Bruxelles demandent aux Ukrainiens et Ukrainiennes des efforts considérables : se repérer dans les cours, passer rapidement d'une langue à l'autre, d'un système d'enseignement à un autre. Mais ces différences se révèlent stimulantes. De véritables rencontres de cultures et partages de savoirfaire ont lieu, dans les cours comme en dehors.Depuis ce premier échange, LTC a accueilli neuf personnes supplémentaires. Leurs témoignages convergent : l'engouement pour la liberté, le privilège d'apprendre et d'enseigner, d'échanger et de partager. Et de rêver à nouveau.
Nous gardons l'espoir de pouvoir un jour envoyer nos étudiants et professeurs à Kyiv en toute sécurité, et de faire ainsi perdurer les valeurs européennes et ulbistes.
Dorota Walczak-Delanois
Ce projet n'aurait pas vu le jour sans l'appui du Service de mobilité étudiante (SME) - en particulier Gaël Vandenbroucke et Laetitia Oliveira Westerman -, des secrétariats et responsables de mobilité de LTC, ainsi que de l'équipe décanale : le doyen Alain Delattre, la vicedoyenne Sonja Janssens et la vice-doyenne aux relations internationales Isabelle Saint-Paul.