Publié le 17 mars 2026 Mis à jour le 20 mars 2026

À Bruxelles, Inforsciences, le Département de diffusion des sciences de la Faculté des Sciences, réunit huit musées et des dizaines d’activités scolaires ou familiales, principalement sur campus mais aussi nomades.


Inforsciences et le Printemps des Sciences sont étroitement liés depuis 25 ans (lire par ailleurs); mais résumer le département au festival serait une erreur. «Je n’imaginais pas la diversité d’activités portées par Inforsciences ni le nombre d’élèves touchés», avoue Corentin Caudron, devenu président d’Inforsciences cette année. «Chaque année, nous accueillons près de 40.000 visiteurs et visiteuses», répond Julie De Saedeleer, la coordinatrice d’Inforsciences depuis 2023.  Le Département de diffusion des sciences de la Faculté des Sciences réunit aujourd’hui huit structures muséales - l’Expérimentarium de chimie, l’Expérimentarium de physique, l’Expérimentarium de mathématique et d’informatique, le Jardin botanique Jean Massart, le Muséum de zoologie, la Coupole d’astronomie, le Musée de la microscopie, le Musée de minéralogie - et un service de coordination qui propose un programme tant pour les écoles que pour le grand public.

«Nous avons une diversité de publics, même si le cœur de nos activités, ce sont les ateliers scolaires, explique Julie De Saedeleer. Dans le projet Sciences à la carte nous accueillons des classes de la 3e maternelle à la fin du secondaire, venues de la Région de Bruxelles-Capitale. Certains élèves imaginent que l’université leur est inaccessible. En venant sur le campus participer à un atelier, ils sont moins intimidés. Ils peuvent discuter avec des étudiantes et étudiants, des chercheuses et chercheurs, des membres du personnel, et se rendre compte que l’université est un lieu ouvert. Un lien se crée d’autant plus que le contact est prolongé, comme dans le cadre du projet Mission DD où nous travaillons avec des élèves pendant toute une année. Et à la fin du cycle, les groupes viennent présenter leur projet de développement durable à l’ULB: certains ont mené une étude statistique; d’autres ont créé une représentation artistique; d’autres encore ont aménagé un potager… C’est riche.»

Des expositions sont également proposées sur campus – par exemple, l’exposition Jean Massart, l’homme derrière le jardin botanique (terminée) ou l’exposition Évolution à voir jusqu’au 27 janvier 2027 - ; tout comme des stages – Tente ta science! du 27 avril au 8 mai  2026 – ou encore un cours public hebdomadaire d’astronomie. Entre autres activités.

Inforsciences met également à disposition des écoles, dans le projet Sciences à emporter, des modules d’expositions, des kits pédagogiques ou encore des ateliers en classe. «Venir sur un campus est une découverte pour les élèves mais c’est parfois difficile à organiser dans certaines écoles. Alors, Inforsciences propose le programme Sciences nomades, souligne Julie De Saedeleer. Aller à la rencontre d’un public qui ne viendrait pas à nous, c’était aussi la philosophie du festival d’arts et de sciences CurieuCity: en 2024-25, nous avons investi différents quartiers en Région de Bruxelles-Capitale; nous y avons travaillé avec des associations de quartiers, des écoles de devoirs, etc. pour animer ensemble des spectacles interactifs, des ateliers créatifs et des expériences immersives. Proposer des activités concrètes, ancrées, qui font sens pour notre public, s’intéresser à ce que, lui, considère comme important plutôt que de venir lui imposer notre lecture, c’est une clef de la médiation scientifique telle que la pratique Inforsciences.»

Nathalie Gobbe