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Réforme du Décret Paysage: Qu'est-ce qui change?

Publié le 11 juillet 2022 Mis à jour le 8 août 2022

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a entériné le projet de réforme du Décret Paysage début décembre 2021. La plupart des mesures seront d'application à partir de l'année académique 2022-2023. Quels sont les objectifs de cette réforme? Quels sont les changements concrets pour les étudiants et le personnel administratif? Voici un tour d'horizon des principales dispositions.

Qu'est-ce qui change pour moi?

C'est quoi le Décret Paysage?

Succédant au Décret dit de Bologne, le "Décret Paysage" ou "Décret Marcourt" a été voté pour la toute première fois en 2013. Ses objectifs principaux étaient de démocratiser l'accès aux études de l'enseignement supérieur dans toute la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), d'accroître les collaborations entre établissements et d'établir une organisation commune au sein de la FWB grâce à la création de l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (ARES), instance unique qui chapeauterait tous les établissements de l'enseignement supérieur.

Le parcours des étudiants se devait être plus flexible notamment grâce au nouveau système d'accumulation de crédits et au découpage d'un programme de cycle en bloc de 60 crédits (le cycle de bachelier compte 3 blocs de 60 crédits et celui de master 2 blocs de 60 crédits).

Mais la réalité du terrain, qui s'est installée au fil des années académiques, est bien loin de la philosophie initiale du législateur. Depuis son entrée en vigueur, des effets indésirables ont été constatés et aggravés par des amendements à répétition du Décret Paysage:
  • L'allongement des études: de moins en moins d'étudiants sont diplômés après 3 ans de bachelier, beaucoup abandonnent tardivement 
  • La perte de la notion de réussite chez les étudiants: ils avancent dans leur parcours en accumulant des crédits, mais se retrouvent parfois avec des "casseroles" (crédits résiduels) du cycle précédent qu'ils n'arrivent pas à valider
  • L'augmentation des contraintes administratives: multiplication des profils, constitution de Programme annuel de l'étudiant (PAE) au cas par cas, impossibilité d'automatiser certaines procédures, etc.
La nouvelle réforme votée en décembre 2021 entend donc remédier à ses "maladies de jeunesse".