Publié le 4 mai 2026
– Mis à jour le 19 juin 2026
Du 7 au 15 mars 2026, une délégation de l'ULB s'est rendue en Côte d'Ivoire pour explorer les possibilités de partenariat académique. Bilan d'une mission aussi riche qu'encourageante.
Quatre représentants de l'ULB — Serge Jaumain, conseiller de la rectrice pour la coopération, Marcelle Rabinowicz, doyenne de la faculté d'Architecture, le professeur Yves Robert et Francis Metzger, président de l'Ordre des architectes — ont sillonné la Côte d'Ivoire pendant neuf jours. Au programme: des visites dans 4 universités et grandes écoles, des échanges avec la délégation de l'Union européenne et l'ambassade de Belgique à Abidjan, ainsi qu'une rencontre avec l'Ordre des Architectes ivoiriens.
La Côte d'Ivoire affiche une croissance économique soutenue de plus de 6 % par an depuis 2012. Sur le plan académique, le pays a doublé le nombre de ses universités publiques en une décennie (de 5 à 9 entre 2013 et 2024) et la population estudiantine a bondi de près de 87 % entre 2012 et 2023. Les institutions visitées sont bien organisées, portées par une forte volonté de modernisation et d'ouverture internationale.
Comme l'a confirmé l'ambassade de Belgique, le potentiel offert par ce pays est "fortement sous-exploité" au niveau universitaire — un constat que la mission vient précisément corriger.
Des accords signés, des liens renforcés
Temps fort de la mission : la signature d'un accord de partenariat (MOU) entre l'ULB et l'École d'Architecture d'Abidjan (EAA). Une délégation de cette école a d'ailleurs attendue à Bruxelles les 26 et 27 mai prochain. Côté perspectives, la faculté d'Architecture envisage d'impliquer l'EAA et l'Institut national polytechnique Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro dans un futur projet européen Capacity Building (2027–2030).
Partenaire de plus longue date, l'Université Alassane Ouattara de Bouaké — avec qui un MOU existait déjà — a réservé à la délégation un accueil exceptionnel. Les échanges ont été particulièrement fructueux, couvrant des domaines aussi variés que l'architecture, la bioéthique, l'histoire, la philosophie ou encore la sécurité informatique. L'université souhaite encourager toutes les formes de mobilité avec l'ULB, enseignants, doctorants et personnels administratifs compris.
Prochaines étapes
La mission a également mis en lumière un obstacle institutionnel : la Côte d'Ivoire ne figure pas encore dans la liste des pays prioritaires de l'ARES, ce qui limite l'accès aux bourses de doctorat. La délégation plaide désormais pour une révision de cette liste — une demande soutenue par l'ambassade de Belgique, qui l'a déjà transmise au ministère des Affaires étrangères. Les programmes Erasmus+, encore trop peu mobilisés, constituent par ailleurs un levier de financement à saisir rapidement.
Une mission, en somme, qui ouvre de nombreuses portes — et qui ne fait que commencer.