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À l’ULB, l’innovation pédagogique dessine déjà l’université de demain

Publié le 12 juin 2026 Mis à jour le 12 juin 2026

Comment enseigner à l’heure de l’intelligence artificielle, de l’hybridation des apprentissages et de l’évolution rapide des compétences attendues sur le marché du travail ? À l’Université libre de Bruxelles, ces questions ne relèvent plus de la prospective. Elles se traduisent déjà en projets concrets, portés par les enseignants et les équipes pédagogiques. Réunie ce 11 juin à Usquare, la communauté universitaire a mis à l’honneur celles et ceux qui participent, au quotidien, à cette transformation profonde des pratiques d’enseignement.

À travers sa désormais traditionnelle Soirée des innovations pédagogiques, l’ULB a célébré hier soir l’engagement de sa communauté académique en faveur d’un enseignement en constante évolution. Au programme : mise à l’honneur des projets soutenus par le Fonds d’Encouragement à l’Enseignement (FEE) et remise des Prix Socrate de pédagogie, distinction attribuée à des enseignantes et enseignants proposés par leurs étudiant·es.

Au-delà des récompenses, l’événement a surtout offert un aperçu concret des transformations actuellement à l’œuvre dans l’enseignement supérieur.

 


Trente-deux projets pour expérimenter de nouvelles façons d’enseigner

Depuis plusieurs années, l’ULB fait de l’innovation pédagogique un axe stratégique de développement. Son Fonds d’Encouragement à l’Enseignement permet ainsi de soutenir chaque année des projets développés par des enseignants désireux d’expérimenter de nouvelles approches pédagogiques et d’adapter leurs pratiques aux évolutions contemporaines.

Pour cette édition 2026, 32 projets issus de l’ensemble des facultés et écoles de l’université ont été sélectionnés à l’issue d’un processus d’évaluation académique exigeant, fondé sur des critères d’impact, de pertinence et de capacité d’innovation.
Derrière cette diversité disciplinaire, plusieurs grandes tendances se dessinent.

L’apprentissage devient d’abord plus actif et expérientiel. Plusieurs projets font sortir les étudiant·es du cadre traditionnel du cours magistral pour les placer en situation concrète d’expérimentation, à l’image de l’Escape Lab biomédical, qui plonge les participants dans une enquête scientifique grandeur nature, ou de dispositifs favorisant la coconstruction et l’analyse collective de situations complexes.

Le numérique et l’intelligence artificielle s’imposent également comme de nouveaux leviers pédagogiques, non seulement comme outils, mais aussi comme objets de réflexion critique. Des initiatives comme Augmenting Teachers, agent conversationnel dédié à l’apprentissage entrepreneurial, ou StatForge, application d’apprentissage des statistiques assistée par IA, illustrent cette évolution.

Autre tendance marquante : le rapprochement croissant entre apprentissages académiques et réalités professionnelles. Simulation clinique, laboratoires spécialisés, microcertifications ou nouveaux dispositifs d’immersion permettent progressivement d’ancrer davantage les formations dans des contextes concrets.

À travers ces projets, c’est une même ambition qui se dessine : construire un enseignement plus interactif, plus flexible et davantage connecté aux défis contemporains.

   


Prix Socrate : quand les étudiant·es distinguent celles et ceux qui font apprendre autrement

Autre moment fort de la soirée : la remise des Prix Socrate de pédagogie, qui distinguent chaque année des enseignantes et enseignants pour la qualité de leur approche pédagogique.

Particularité de cette distinction : ce sont les étudiant·es eux-mêmes qui proposent et défendent les candidatures. Un principe qui permet de mettre en lumière des pratiques pédagogiques parfois peu visibles institutionnellement, mais qui marquent durablement les parcours d’apprentissage.

Cette année, deux enseignantes ont été récompensées.

À l’École polytechnique de Bruxelles, Kristin Bartik a été distinguée pour une approche fondée sur l’expérimentation et la mise en situation. Son Escape Lab biomédical propose notamment aux étudiant·es de résoudre, en petits groupes, des cas scientifiques complexes à partir de données expérimentales, recréant les conditions d’un véritable raisonnement scientifique appliqué.

En Faculté de Pharmacie de l’Université libre de Bruxelles, Nathalie Wauthoz a quant à elle développé des dispositifs hybrides favorisant l’autonomie et l’appropriation progressive des apprentissages. Capsules vidéo, quiz interactifs, accompagnement méthodologique ou encore dispositifs d’accueil renforcé participent à une pédagogie structurée visant à accompagner durablement la progression des étudiant·es.

Deux approches distinctes, mais une conviction commune : aujourd’hui, enseigner ne consiste plus seulement à transmettre un contenu, mais à créer les conditions permettant aux étudiant·es d’apprendre de manière active, autonome et durable.

   


Une communauté académique engagée dans la transformation de l’enseignement supérieur

Si cette troisième édition de la Soirée des innovations pédagogiques a permis de récompenser des initiatives particulièrement remarquables, elle a surtout rappelé une conviction forte portée par l’université : face aux mutations technologiques, sociales et professionnelles qui redessinent l’enseignement supérieur, la pédagogie constitue plus que jamais un levier stratégique de transformation.

À travers le soutien apporté à ses enseignants, l’expérimentation de nouveaux formats d’apprentissage et la valorisation des initiatives portées sur le terrain, l’ULB affirme ainsi sa volonté de construire une université capable d’évoluer avec son temps - et parfois même, d’avoir quelques longueurs d’avance.Your Premium trial has endedYour Premium trial has ended