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Première micro-certification CIVIS - IA et travail: accompagner ses équipes faces au changement
Publié le 21 janvier 2026
– Mis à jour le 22 janvier 2026
Face à l’essor rapide des technologies d’intelligence artificielle, les managers doivent non seulement comprendre ces outils, mais aussi anticiper leurs impacts sur les rôles et les processus organisationnels. Pour répondre à ce défi, CIVIS lance au printemps 2026 une micro-certification innovante, destinée aux responsables d’équipe. Son objectif : développer des compétences clés pour communiquer efficacement sur l’IA, anticiper ses effets sur l’organisation et accompagner le changement de manière collaborative et éthique.
Cette formation, certifiée conjointement par la Formation continue de l'ULB, l’Université de Lausanne (Unil) et Aix-Marseille Université (amU), offre 3 ECTS et se décline en trois modules complémentaires:
Qu’est-ce qu’une micro-certification?
“Les micro-certifications permettent d’acquérir des compétences ou connaissances précises, dans un temps réduit, tout en offrant une reconnaissance officielle, conforme aux recommandations de la Commission européenne pour l’apprentissage tout au long de la vie.”, explique Mariana Vieira, coordinatrice de ce projet à l’Unil. Ce format répond à deux enjeux majeurs de la formation continue : la flexiblité et la reconnaissance. Dans un contexte où les compétences évoluent rapidement, notamment avec l’essor des outils IA, ces formations courtes et ciblées permettent aux professionnels de rester à jour et de s’adapter efficacement.
En quoi cette micro-certification se distingue-t-elle des formations classiques sur l’IA?
Cécile Pinson (technopédagogue et responsable de projets pédagogiques et d’innovation numérique à l’ULB) : "Cette micro-certification se démarque par une approche intégrée qui articule les dimensions techniques de l’IA, ses impacts organisationnels et humains et les outils concrets de conduite du changement. Contrairement à de nombreuses formations sur l’IA, souvent destinées au top management et centrées sur les enjeux stratégiques ou technologiques, celle-ci place les managers intermédiaires au cœur du dispositif, en leur donnant les clés pour comprendre l’IA, l’expliquer, l’encadrer, accompagner leurs équipes et gérer les tensions éventuelles.
L’innovation réside dans la combinaison d’apports techniques accessibles, d’une lecture éthique et juridique approfondie, et du développement de compétences transversales essentielles : gestion des résistances, communication claire, analyse des préoccupations, posture de facilitateur. Le dispositif “blended” permet une grande flexibilité dans l’apprentissage et une montée en compétences progressive immédiatement transférable sur le terrain.
Cette micro-certification ne vise donc pas seulement à “former à l’IA”, mais à renforcer la capacité des managers à naviguer dans des environnements transformés, en valorisant leur plus-value humaine et relationnelle."
Au-delà de l’acquisition de compétences, ce projet illustre une ambition plus large: préparer les institutions à proposer des dispositifs de formation continue plus courts et spécialisés, en phase avec les besoins du marché du travail. “Pour amU, le projet constitue une occasion de voir s’il est possible pour les enseignants chercheurs de s’approprier ce nouvel objet de formation (i.e : programmes de micro-certification) afin de développer le modèle ou d’utiliser la base de ce programme pour créer d’autres modules sur ce même sujet, sous d’autres formats de formation.”, souligne Maria Maestracci du Service ForPro. S’engager progressivement, proposer et mettre en œuvre ces formats, c’est être acteur de la transformation et impulser le changement en interne, grâce à CIVIS.
Comment cette formation contribue-t-elle à développer une approche responsable et éthique de l’intégration de l’IA auprès des participants ? En quoi favorise-t-elle la sensibilisation aux enjeux sociétaux et aux valeurs citoyennes ?
Cécile Pinson: "La formation contribue au développement d’une approche responsable et éthique de l’intégration de l’IA en posant d’abord des repères juridiques et éthiques clairs et partagés. Après une mise à niveau sur les fondamentaux de l’IA, elle aborde le cadre réglementaire européen (AI Act), les enjeux de responsabilité, les risques liés aux biais, ainsi que les obligations qu'implique l'usage de l'IA. Cette étape permet aux participants - qu'ils travaillent ou non à l'université - de comprendre quels sont les points de vigilance à prendre en compte lors du déploiement de l'IA .
La formation met ensuite l’accent sur les enjeux sociétaux de l’IA, en analysant ses impacts concrets sur le travail, les métiers, les compétences et les collectifs. Elle aborde différents niveaux de transformation (substitution, augmentation, hybridation, reconfiguration) pour interroger les effets de l’IA sur l’organisation du travail, le sens de l’activité et les relations professionnelles.
Enfin, à travers les modules consacrés à la gestion du changement et des conflits, la formation sensibilise aux valeurs citoyennes en jeu dans ces transformations : qualité du dialogue, respect des personnes, prévention des tensions. Elle outille ainsi les participants pour accompagner l’intégration de l’IA de manière lucide, pragmatique et responsable."
Quels bénéfices concrets cette micro-certification apporte-t-elle aux participants en termes de développement professionnel et employabilité ?
Pierre Artois (directeur du centre de formation continue pour les sciences humaine et sociales): "Cette micro-certification apporte des bénéfices professionnels directement opérationnels, à un moment où l’IA transforme en profondeur les pratiques de travail et de management.
Cette formation permet de développer une compréhension critique de l’IA au travail. Les participants ne se contentent pas de découvrir des outils : ils acquièrent des clés de lecture pour analyser les impacts organisationnels, humains et éthiques de l’IA sur les métiers, les compétences et les relations de travail. Cette capacité d’analyse est aujourd’hui fortement recherchée par les organisations, assurant une employabilité accrue pour les participants.
Ensuite, la micro-certification renforce des compétences clés en accompagnement du changement. Les participants apprennent à anticiper les préoccupations et résistances, à mobiliser les équipes, à soutenir les managers intermédiaires et à construire des dispositifs d’apprentissage adaptés. Ils développent ainsi une posture de référent interne capable de faire le lien entre innovation technologique, dialogue social et développement des compétences.
Sur le plan de l’employabilité, cette formation permet de se positionner sur des rôles émergents : responsable RH ou formation, manager d’équipe, chef de projet de transformation, conseiller en organisation, acteur de la prévention des risques psychosociaux liés au numérique...
Enfin, le format en ligne de cette micro-certification offre une reconnaissance formelle et ciblée, compatible avec une activité professionnelle, et valorisable immédiatement dans un parcours de carrière ou une évolution de fonction. Les participants repartent avec des outils directement applicables peu importe leur secteur d’activité, des méthodes et un langage pour agir concrètement dans leur organisation face aux transformations induites par l’IA"
- Bases de l’IA et de l’IA générative pour managers intermédiaire (amU)
- Impact de l’IA sur les environnements de travail (Unil et amU)
- Accompagner les équipes dans le changement dans un environnement IA (ULB)
Qu’est-ce qu’une micro-certification?
“Les micro-certifications permettent d’acquérir des compétences ou connaissances précises, dans un temps réduit, tout en offrant une reconnaissance officielle, conforme aux recommandations de la Commission européenne pour l’apprentissage tout au long de la vie.”, explique Mariana Vieira, coordinatrice de ce projet à l’Unil. Ce format répond à deux enjeux majeurs de la formation continue : la flexiblité et la reconnaissance. Dans un contexte où les compétences évoluent rapidement, notamment avec l’essor des outils IA, ces formations courtes et ciblées permettent aux professionnels de rester à jour et de s’adapter efficacement.
En quoi cette micro-certification se distingue-t-elle des formations classiques sur l’IA?
Cécile Pinson (technopédagogue et responsable de projets pédagogiques et d’innovation numérique à l’ULB) : "Cette micro-certification se démarque par une approche intégrée qui articule les dimensions techniques de l’IA, ses impacts organisationnels et humains et les outils concrets de conduite du changement. Contrairement à de nombreuses formations sur l’IA, souvent destinées au top management et centrées sur les enjeux stratégiques ou technologiques, celle-ci place les managers intermédiaires au cœur du dispositif, en leur donnant les clés pour comprendre l’IA, l’expliquer, l’encadrer, accompagner leurs équipes et gérer les tensions éventuelles.
L’innovation réside dans la combinaison d’apports techniques accessibles, d’une lecture éthique et juridique approfondie, et du développement de compétences transversales essentielles : gestion des résistances, communication claire, analyse des préoccupations, posture de facilitateur. Le dispositif “blended” permet une grande flexibilité dans l’apprentissage et une montée en compétences progressive immédiatement transférable sur le terrain.
Cette micro-certification ne vise donc pas seulement à “former à l’IA”, mais à renforcer la capacité des managers à naviguer dans des environnements transformés, en valorisant leur plus-value humaine et relationnelle."
Au-delà de l’acquisition de compétences, ce projet illustre une ambition plus large: préparer les institutions à proposer des dispositifs de formation continue plus courts et spécialisés, en phase avec les besoins du marché du travail. “Pour amU, le projet constitue une occasion de voir s’il est possible pour les enseignants chercheurs de s’approprier ce nouvel objet de formation (i.e : programmes de micro-certification) afin de développer le modèle ou d’utiliser la base de ce programme pour créer d’autres modules sur ce même sujet, sous d’autres formats de formation.”, souligne Maria Maestracci du Service ForPro. S’engager progressivement, proposer et mettre en œuvre ces formats, c’est être acteur de la transformation et impulser le changement en interne, grâce à CIVIS.
Comment cette formation contribue-t-elle à développer une approche responsable et éthique de l’intégration de l’IA auprès des participants ? En quoi favorise-t-elle la sensibilisation aux enjeux sociétaux et aux valeurs citoyennes ?
Cécile Pinson: "La formation contribue au développement d’une approche responsable et éthique de l’intégration de l’IA en posant d’abord des repères juridiques et éthiques clairs et partagés. Après une mise à niveau sur les fondamentaux de l’IA, elle aborde le cadre réglementaire européen (AI Act), les enjeux de responsabilité, les risques liés aux biais, ainsi que les obligations qu'implique l'usage de l'IA. Cette étape permet aux participants - qu'ils travaillent ou non à l'université - de comprendre quels sont les points de vigilance à prendre en compte lors du déploiement de l'IA .
La formation met ensuite l’accent sur les enjeux sociétaux de l’IA, en analysant ses impacts concrets sur le travail, les métiers, les compétences et les collectifs. Elle aborde différents niveaux de transformation (substitution, augmentation, hybridation, reconfiguration) pour interroger les effets de l’IA sur l’organisation du travail, le sens de l’activité et les relations professionnelles.
Enfin, à travers les modules consacrés à la gestion du changement et des conflits, la formation sensibilise aux valeurs citoyennes en jeu dans ces transformations : qualité du dialogue, respect des personnes, prévention des tensions. Elle outille ainsi les participants pour accompagner l’intégration de l’IA de manière lucide, pragmatique et responsable."
Quels bénéfices concrets cette micro-certification apporte-t-elle aux participants en termes de développement professionnel et employabilité ?
Pierre Artois (directeur du centre de formation continue pour les sciences humaine et sociales): "Cette micro-certification apporte des bénéfices professionnels directement opérationnels, à un moment où l’IA transforme en profondeur les pratiques de travail et de management.
Cette formation permet de développer une compréhension critique de l’IA au travail. Les participants ne se contentent pas de découvrir des outils : ils acquièrent des clés de lecture pour analyser les impacts organisationnels, humains et éthiques de l’IA sur les métiers, les compétences et les relations de travail. Cette capacité d’analyse est aujourd’hui fortement recherchée par les organisations, assurant une employabilité accrue pour les participants.
Ensuite, la micro-certification renforce des compétences clés en accompagnement du changement. Les participants apprennent à anticiper les préoccupations et résistances, à mobiliser les équipes, à soutenir les managers intermédiaires et à construire des dispositifs d’apprentissage adaptés. Ils développent ainsi une posture de référent interne capable de faire le lien entre innovation technologique, dialogue social et développement des compétences.
Sur le plan de l’employabilité, cette formation permet de se positionner sur des rôles émergents : responsable RH ou formation, manager d’équipe, chef de projet de transformation, conseiller en organisation, acteur de la prévention des risques psychosociaux liés au numérique...
Enfin, le format en ligne de cette micro-certification offre une reconnaissance formelle et ciblée, compatible avec une activité professionnelle, et valorisable immédiatement dans un parcours de carrière ou une évolution de fonction. Les participants repartent avec des outils directement applicables peu importe leur secteur d’activité, des méthodes et un langage pour agir concrètement dans leur organisation face aux transformations induites par l’IA"
Calendrier
- La formation débute le 15 avril 2026 et se poursuit jusqu’au 30 juin.
- Plus d’information et inscription directement sur le site de l’ULB : Micro-certification en IA & travail : accompagner ses équipes face au changement
- Des places sont offertes gratuitement à la communauté CIVIS!
À propos des coordinatrices et coordinateur de la micro-certification:
- Cécile Pinson est technopédagogue et responsable de projets pédagogiques et d’innovation numérique à l’Université libre de Bruxelles.
- Pierre Artois est professeur à l’Université libre de Bruxelles (ULB), spécialisé en organisation des systèmes de formation continue et tout au long de la vie, innovation sociale et en gestion des ressources humaines. Il y dirige également le Centre de formation continue pour les sciences humaines et sociales (HuSci).
- Maria Maestracci est conceptrice d’actions de formations au sein du service FORPRO (Formation Professionnelle) d’Aix-Marseille Université.
- Mariana Vieira est ingénieure pédagogique auprès de la Formation Continue UNIL-EPFL et chargée cheffe de projet microcertifications au sein de la Cellule CIVIS de l’Université de Lausanne.