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Mieux comprendre la barrière hémato-encéphalique

Publié le 16 janvier 2026 Mis à jour le 16 janvier 2026

Le projet de recherche "Blood-brain barrier" de Benoît Vanhollebeke a été sélectionné par la Fondation Médicale Reine Elisabeth pour les Neurosciences, et bénéficiera d’un financement de recherche pour la période 2026-2028. A terme, ce travail pourrait permettre un meilleur traitement de nombreuses pathologies neurologiques, comme les tumeurs cérébrales, les AVC ou encore des maladies neurodégénératives.

Le Conseil d’administration de la Fondation Médicale Reine Elisabeth pour les Neurosciences (F.M.R.E.) a rendu son verdict le 9 décembre dernier : le projet "Blood-brain barrier" de Benoît Vanhollebeke — Investigateur WELBIO, Département WELBIO, Faculté des Sciences de l’ULB — figure parmi les projets sélectionnés. Seul projet mono-universitaire retenu en Fédération Wallonie-Bruxelles, il bénéficiera d’un financement de recherche pour la période 2026-2028.

Un verrou essentiel du cerveau

La barrière hémato-encéphalique (BHE) est un système de protection fondamental du cerveau. Constituée de cellules endothéliales aux propriétés uniques, elle contrôle strictement les échanges entre le sang et le tissu cérébral, protégeant ainsi les neurones de substances potentiellement nocives.

Mais lorsque cette barrière devient perméable, les conséquences peuvent être invalidantes, voire mortelles. Une BHE défaillante est impliquée dans de nombreuses pathologies neurologiques, telles que les tumeurs cérébrales, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), les traumatismes crâniens, certaines malformations vasculaires congénitales ou encore des maladies neurodégénératives. À l’inverse, son extrême efficacité constitue également un obstacle tenace au traitement de nombreuses maladies neurologiques, empêchant la grande majorité des molécules neuroactives d'atteindre des concentrations efficaces dans les régions cibles du cerveau.

Mieux comprendre pour mieux soigner

L’objectif du projet est de mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui président à la formation et au fonctionnement de la barrière hémato-encéphalique. En s’appuyant sur des données préliminaires solides, notamment la mise en évidence récente d’un mécanisme d’angiogenèse spécifique au cerveau, l’équipe de Benoît Vanhollebeke propose un modèle intégré décrivant la formation de la BHE en trois étapes clés.

Ces mécanismes de régulation du développement vasculaire cérébral constituent un terrain particulièrement prometteur pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. À terme, ces travaux pourraient ouvrir la voie à des stratégies innovantes permettant de moduler la barrière hémato-encéphalique, aussi bien pour la protéger que pour la franchir de manière contrôlée dans un contexte thérapeutique.